Les produits de beauté retrouvent des couleurs

L'année 1996 est placée sous le signe de la reprise dans l'univers de la parfumerie. Selon la Fédération des industries de la parfumerie (Fip), les ventes des fabricants (sortie d'usine) ont progressé de 6 % à l'export l'an passé (31,5 milliards de francs) et de 3 % en France pour atteindre 30,6 milliards. Ce chiffre rompt avec le score médiocre de 1995 : + 1,5 % sur l'ensemble des circuits.

A la FIP, on table d'ailleurs sur la reprise des affaires grâce à une conjoncture dopée par la baisse des taux d'intérêt, la hausse du dollar et la reprise allemande. A l'appui de cette analyse, le Crédit lyonnais prévoit une progression de 3,5 % en volume de la profession en 1997, plaçant ainsi les industries de la parfumerie et de la cosmétique au deuxième rang des produits de grande consommation les plus dynamiques derrière l'électronique grand public.

Circuit par circuit, les résultats présentent cependant des contrastes. Les ventes des marques de grande diffusion, qui représentent 52 % du marché, s'en sortent bien avec une croissance de 3 %, légèrement supérieure à celle de 1995, et un chiffre d'affaires de 15,890 milliards de francs. Cela étant, elles sont en deçà des prévisions des industriels (entre 5 et 6 % au vu du premier semestre 1996).

Le phénomène récurrent de déstockage et le ralentissement de la consommation au deuxième semestre, expliquent en partie ce bilan. Pour 1997, les fabricants misent au minimum sur une croissance identique grâce, notamment, à la poursuite de leur stratégie d'innovation qui s'est révélée payante. En revanche, ils restent attentifs aux incidences de la loi Galland, qui s'est soldée par une baisse globale des tarifs - à quelques exceptions près - afin de maintenir les PVC.

Deux autres circuits s'en tirent avec les honneurs : la vente directe, en hausse de 5 % malgré les grèves de l'hiver 1996, et la vente de conseil pharmaceutique avec une croissance proche de 9 %. Mais si les espaces de parasanté (y compris ceux des grandes surfaces) enregistrent d'excellents résultats, les ventes aux officines chutent de 1 %. De même, les ventes au circuit sélectif se sont stabilisées l'an passé à + 0,3 % après -2,4 % en 1995. Deux chiffres qui en disent long sur la difficulté des circuits traditionnels à rivaliser avec les nouvelles formes de commerce.
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Article extrait
du magazine N° 1525

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