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Les produits de grande consommation dévissent sur la P3 (mars 2017) [Indicateurs Nielsen]

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Selon les données Nielsen de la P 3 (arrêtée au 26 mars 2017), les ventes de produits de grande consommation ont chuté de 2,6 % en valeur et de 1,9 % en volume (HM/SM/Proxi/SDMP/Drive). Comment expliquer ce recul ? Quelles sont les catégories et les circuits qui s'en sortent le mieux et le moins bien ? Les réponses en chiffres.  

83 % des pertes des PGC-FLS sur la période viennent de l'épicerie sucrée
83 % des pertes des PGC-FLS sur la période viennent de l'épicerie sucrée

Décidément, les PGC vivent une période compliquée. Après un début d'année 2017 marquée par deux mois quasi-stables en valeur, la P 3 (arrêtée au 26 mars) a vu les ventes en HM/SM/SDMP/Proxi/Drive plonger de -2.6% en valeur. "Ce recul s’explique par l’effet prix avec une dévalorisation du mix (-2.7%) couplée à la déflation (-0.9%)", explique Nielsen dans sa note mensuelle. En cumul à date, l'évolution se fixe à -0,8 % et en cumul annuel à 0 %.

 
Le plus mauvais mois depuis  avril 2016
 
 
 
En volume, la situation n'est guère mieux avec un - 1,9 % qui se solde en cumul à date par un -0,8 % et en cumul annuel par un -0,7%.
 
 
L'effet mix ne fonctionne plus
Ces mauvaises performances s'explique surtout par l'effet prix, lui-même plombé par l'effet mix à -2,7 %. A noter la forte progression des volumes, avec des plus gros formats qui compensent la baisse du nombre de produits vendus.
 
 
 
Belle dynamique pour le drive et la proxi urbaine
Du côté des circuits, les enseignes d’hypermarché et de supermarché contribuent à 82% du recul du PGC-FLS avec un chiffre d’affaires en baisse de -3.7%. Les enseignes SDMP sont toujours touchées par le repli de leur parc (-13.2%) et expliquent 16% des pertes du PGC-FLS avec un chiffre d’affaires en baisse de -4.8%. Du côté des bonnes nouvelles, le drive lui est toujours en croissance valeur (+10.4%) tandis qu'au sein de la proximité, seules les enseignes de proximité urbaine continuent leur croissance avec un chiffre d’affaires qui progresse de +6%. Alors que les enseignes de proximité rurale sont en recul valeur de -2.9%.
 
 
Mauvaise passe pour l'épicerie sucrée  
Du côté des rayons, 83% des pertes du PGC-FLS proviennent de l’épicerie sucrée dont le chiffre d’affaires baisse de -13.8% en raison d'un effet calendaire, la saison de Pâques étant majoritairement incluse dans la période P3 en 2016, alors qu’elle sera comprise dans la période P4 en 2017. "Les chocolats enfants et chocolats adultes (hors tablettes) et le foie gras sont de loin les 3 catégories
qui accusent les plus forts reculs volumes sur la période", précise Nielsen. Le dynamisme des rayons entretien (+ 5%), frais non laitier (+1,4%) et liquides sans alcool (+ 2,9 %) permettent de limiter la casse.  
 
 
Les MDD bio au top
Les marques fabricants portent 57% des pertes du PGC-FLS avec un chiffre d’affaires en recul de -2.4% sur la période. Les MDD sont toujours en repli, à l’exception des MDD Bio qui arrivent à générer de la croissance (chiffre d’affaires en progression de +12.4%).
 
 
 

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