Les professionnels définissent leur made in France

|

MADE IN FRANCE Face à l’engouement pour le made in France et les bénéfices potentiels qui en découlent, la commercialisation de produits français est un enjeu stratégique pour les industriels et les distributeurs, selon l’enquête LSA-Jacquet.

Made in france

 

 

 

 

 

Lorsque l’on interroge les professionnels de la distribution sur la définition d’un produit français, la première évocation est sans appel. Ils citent spontanément « un produit fabriqué en France » (87 % des réponses). Le fait que les matières premières ou les composants viennent de France et que le produit ait été pensé en France semblent également constituer des critères importants (31 et 23 % des citations). Et lorsque l’on repose la question plus spécifiquement sur les produits alimentaires, c’est l’origine des matières premières qui apparaît comme l’élément le plus déterminant (61 %), devant la fabrication (34 %).

Pour garantir au mieux qu’un produit soit français, les distributeurs attachent une importance particulière à l’origine locale via la référence aux régions (37 %). Les labels régionaux ou les AOC sont des éléments qui rassurent sur la provenance, tout comme la mention Origine France garantie sur l’emballage (31 %). De manière générale, au moment de la sélection de leurs fournisseurs, 58 % des distributeurs du secteur alimentaire privilégient la qualité des matières premières et 43 % l’origine.

Cette étude nous apprend aussi que 90 % des distributeurs s’accordent à dire que promouvoir des produits made in France est plutôt une tendance de fond appelée à se développer. Ils constatent un intérêt réel des consommateurs pour les produits français et c’est d’ailleurs la demande de ces derniers qui constitue l’un des trois moteurs principaux de la promotion du made in France.

Clarifier la réglementation

71 % des distributeurs concèdent que le prix de vente des produits français est plus élevé que la moyenne et 20 % trouvent que la marge est moins intéressante. Malgré ces freins, deux tiers des distributeurs se disent prêts à payer plus cher pour un produit alimentaire s’ils ont la garantie qu’il est français.

Enfin, les distributeurs sont nombreux à penser qu’un travail sur le produit, notamment via le packaging (50 %), et sur la PLV, à travers l’affichage rayon (20 %), est nécessaire afin de garantir davantage de lisibilité et de transparence pour le consommateur. Les distributeurs soulignent également le rôle de l’État et expriment un besoin de clarification sur la réglementation. Ils émettent des propositions telles que la mise en place de taxes plus lourdes sur les importations ou la baisse de la TVA afin d’inciter les entreprises à s’engager sur la voie du made in France et de leur permettre d’être plus ­compétitives. 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2495

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous