Les rayons frais de Leclerc So ouest, une arme de différenciation... à succès

|

DIAPORAMA Quatre mois après l’ouverture du centre commercial So Ouest, l’hypermarché Leclerc, qui s’étale au sous-sol de l’espace, affiche une santé de fer. Une des clés de ce succès : les rayons frais traditionnels. Reportage.

Le rayon fruits et légumes (Photo 1) a été imaginé comme le poumon du pôle frais. « J’ai dessiné les implantations de masse des rayons frais et l’agence Béatrice Oréal a réalisé le mobilier. Je voulais mettre au centre les rayons fruits et légumes, et les autres stands à service autour » détaille David Thibault, directeur du Leclerc.

En plus d’une théâtralisation réussie, la largeur de l’offre attire les chalands, comme le montrent les cornes d’abondance remplies de kiwis (Photo 2). La brumisation vient en outre apporter de l’animation dans le rayon.

97 temps plein pour le frais

Tout autour des fruits et légumes trônent les rayons traditionnels, dits à service. Ici justement, 97 temps plein se relaient pour proposer pizzas préparées sur place, crêpes au stand boulangerie ou poisson frais. Au total, le frais est regroupé sur 3.000 mètres carrés (pour une surface de vente de 8.000 mètres carrés).

Les sushis qui valaient un million

En plus de l’offre standard proposée, sept personnes sont employées pour la confection de sushis, fabriqués sur place (Photo 3). Les produits, sans date, doivent être écoulés le jour même. Le stand circulaire permet, là encore, d’animer le pôle frais. Et aussi de dégager une marge confortable: un million d’euros de chiffre d’affaires est prévu pour les sushis sur un an !

Le stand de sushis est lui-même jouxté par un rayon fresh découpe hors norme, qui requiert six personnes travaillant dans le laboratoire de cet hyper. Des produits tels que les oignons déjà épluchés et découpés visent spécifiquement une cible urbaine et parisienne « Mes clients de la province sont amusés de voir ce produit en rayon, mais il fonctionne très bien ! » assure David Thibault (Photo 4).

"Pour chaque portefeuille"

Dans ce magasin, « On a le produit pour chaque portefeuille, la mixité de la population qui nous entoure doit être visible en rayon" soutient le directeur du point de vente. La mise en avant de morue (Photo 5) et la vitrine dédiée au caviar témoignent de ce grand écart. Pour le rayon boucherie en revanche, le faible espace disponible pour la coupe a poussé le distributeur à faire des choix: « L’offre est plutôt haut-de-gamme » admet-il. (Photo 6) montrant, entre autre, la volaille de Bresse.

Ce point de vente « chic, pas mais luxueux » réussi pour l’instant son pari en terme de trafic. Il vise 140 millions de chiffre d’affaires sur un an.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Recevez tous les quinze jours l’actualité des centres commerciaux et foncières, surfaces commerciales, artères commerçantes et centres-villes.

Ne plus voir ce message