Les recettes fiscales pour 2015 frôlent les 300 milliards d’euros, en hausse de 2,6 %

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Le déficit public a chuté de 15 milliards d’euros en 2015, grâce à la baisse des dépenses mais aussi à une forte évolution des recettes fiscales, notamment via les taxes…

Le ministre des Finances et des Comptes publics tient serrés les cordons de la bourse
Le ministre des Finances et des Comptes publics tient serrés les cordons de la bourse

Si Michel Sapin part du gouvernement ou change de ministère, on pourra lui attribuer d’avoir bien tenu les cordons de la bourse. Le déficit public s’est établi à 70,5 milliards d’euros, en fort recul de 15 milliards. Grâce à une incontestable maîtrise des dépenses : elles s'élèvent à 371,8 milliards d’euros, en baisse de 1,5 %. Mais surtout en raison d'une forte hausse des rentrées fiscales, notamment de la TVA et des taxes, principalement ciblées sur les ménages.

Les recettes fiscales pour 2015 frôlent en effet les 300 milliards d’euros, en hausse de 2,6 %, soit 6 milliards de plus en 2015 que l’année précédente.  La principale contribution vient de la TVA, avec 141,8 milliards d’euros, en hausse de 2,5 %, soit 3,3 milliards de plus que qu'en 2014. La TVA représente près de la moitié de la recette. Autre forte évolution, les taxes “énergétiques”, en hausse de 4,2 %, malgré la baisse du prix du pétrole sur lesquelles elles sont pourtant assises et une consommation qui n’augmente pas. Elles atteignent, pour le seul budget de l’Etat (une partie est affectée aux collectivités territoriales) 13,7 milliards d’euros. Ces taxes ont encore été augmentées dans le projet de loi de finances pour 2016.

L’impôt sur le revenu stable, l'impôt sur les societes en baisse

Le produit de l’impôt sur le revenu (IR) en revanche, stagne à près de 70 milliards d’euros, après les fortes hausses des années passées. Mais ce montant est concentré de plus en plus sur les classes moyennes et surtout, de nouveaux seuils déclenchent des impôts locaux de plus en plus lourds qui n’apparaissent pas dans les chiffres du budget de l’Etat, créant des situations parfois tendues pour certains ménages, notamment les familles. Les autres recettes en forte hausse concernent cette fois les ménages très aisés qui avaient un compte en Suisse, qu’elles ont dû déclarer, déclenchant de redressements fiscaux élevés.

L’impôt sur les sociétés (IS) qui était en fort recul, affiche au final sur 2015 une baisse de 5 % à 33,5 milliards d’euros. C’est précisément ce que prévoyait le projet de loi de finances rectificative. Avec la reprise économique, même si elle ne se traduit pas par la baisse du chômage, on peut imaginer que les recettes d’impôt sur les sociétés augmentent à nouveau grâce aux profits dégagés. Michel Sapin peut donc être satisfait de “l’exécution du budget” de 2015. Mais qui commentera celui de 2016 et surtout préparera le projet de loi de finances pour 2017 ? Réponse lors du prochain remaniement ministériel...


 

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