Les résultats des distributeurs français dopés par le pacte de compétitivité

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LÉGISLATION - LOIS Dans une note parue ce matin, Morgan Stanley évalue entre 9 et 12 % les effets du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), adopté par le parlement le 19 décembre, sur les bénéfices par action 2013 et 2014 de Carrefour et Casino, les distributeurs côtés. Des gains théoriques car ils devraient être réinvestis par les bénéficiaires.

Adopté par le parlement le 19 décembre, le crédit d'impôt coutera plus de 20 milliards d'euros par an au bénéfice des principaux employeurs français, dont les distributeurs
Adopté par le parlement le 19 décembre, le crédit d'impôt coutera plus de 20 milliards d'euros par an au bénéfice des principaux employeurs français, dont les distributeurs© AN 2008

On supposait que les distributeurs alimentaires qui figurent parmi les plus gros employeurs français allaient être parmi les principaux bénéficiaires du pacte de compétitivité et de sa mesure phare, le crédit d’impôt sur les bas salaires. Une étude des analystes de Morgan Stanley parue ce matin, vendredi 21 décembre, semble le confirmer.

Selon leur calcul, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), de 4 % en 2013 puis de 6 % ensuite qui sera calculé sur le montant des rémunérations versés par les entreprises quand elles n’excèdent pas deux fois et demi le salaire minimum (soit l’essentiel des salaires versés par les distributeurs), va se traduire par des gains substantiels pour les deux principaux groupes français côtés : Carrefour qui est le premier employeur privé en France avec plus de 130.000 salariés en équivalent temps pleine et Casino qui compte près de 80.000 employés en France.

Des sommes certainement réinvesties

Carrefour devrait bénéficier d’une augmentation théorique de 12 % de son bénéfice net par action en 2013 et de 16 % en 2014. Quant à Casino, les gains devraient se chiffre à 9 % en année une et 12 % en 2014.  Pour Dia en revanche, dont l’essentiel de l’activité est réalisé hors de France, le gain sera marginal de l’ordre de 2 % en 2013 et 3 % en 2014. Morgan Stanley estime cependant que ces gains théoriques, qui vont aussi profiter à tous les autres acteurs du secteur seront, du fait du contexte de concurrence très forte, réinvestis et pas remontés dans les bénéfices du groupe.

Pour mémoire, le gouvernement espère créer grâce à cette mesure 300.000 emplois. Pas sûr pourtant que les distributeurs aient prévu de recruter en masse en 2013 et 2014…

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