Les révélations pleuvent lors du colloque LSA sur les négociations commerciales

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Michel Edouard Leclerc, Serge Papin, Nathalie Homobono, le député Razzy Hammadi ont déjà eu l'occasion de s'exprimer lors des Rencontres LSA sur les négociations commerciales qui se tiennent actuellement salle Wagram à Paris. Les annonces sont nombreuses....

negoco2013
negoco2013© @RencontresLSA

Les négociations commerciales pour 2014 ne devraient pas etre moins complexes que l'an dernier, avec une consommation probablement atone selon l'économiste Denis Ferrand, de Rexecode,  -uniquement si les Français puisent dans leur épargne - et la guerre des prix qui touchent particulièrement les grandes marques, en déflation de 1,7%, selon Laurent Zeller, de Nielsen. D'abord, parce que le contexte politique se tend. Michel Edouard Leclerc et Serge Papin, de Système U, ont déploré ensemble l'avalanche de textes qui visent à encadrer les relations commerciales. "Le formalisme administratif, avec le compte rendu des négociations par écrit, on n'a pas fait mieux au pays des soviets", a lancé Michel Edouard Leclerc."Le mieux serait que la DGCCRF soit directement présente aux négociations car nous n'avons pas d'ambition particulière d'enfreindre la loi", a ajouté Serge Papin.

Renforcement de la mise en oeuvre des textes de loi 

Mais Nathalie Homobono, la très orthodoxe directrice générale de la DGCCRF, ne s'est visiblement pas émue de ces déclarations. Elle a ainsi annoncé que des poursuites étaient lancées vis à vis d'enseignes qui ne respectent pas la loi, ainsi qu'un renforcement de la mise en oeuvre des textes de loi sur les pratiques commerciales restrictives. Elle a d'ailleurs, sans le citer, annoncé que le ministère de l'Economie allait faire appel du jugement du tribunal de commerce de Paris qui a débouté Bercy de ses demandes d'amende de 15 millions d'euros et de 60 millions de remboursement aux fournisseurs, ce jugement ne lui semblant pas aller dans le sens de la jurisprudence. "Sur 11 jugements rendus, nous n'en avons perdu que deux au cours du 1er semestre 2013" a indiqué Nathalie Homobono.

Auchan, cousin et ami des groupes intégrés 

Concernant le business moins juridique, Michel Edouard Leclerc a révélé que Coopernic allait renaître de ses cendres après le départ de Rewe et Colruyt, avec de "nouveaux partenaires". Lesquels ? Nul ne sait. "Je suis tenu à la confidentialité". Apparemment, ce n'est pas Système U ."J'ai vu qu'il y avait des chaises vides chez Coopernic mais nous adhérons à la centrale AMS et je n'ai pas l'intention de changer" a affirmé Serge Papin. "C'est avec qui ?" interrogeait  discretement Thierry Cotillard dirigeant d'Intermarché a son acheteur DPH. Du coup, les regards se tournaient vers Auchan, auparavant qualifié par Michel Edourd Leclerc de "cousin et ami des groupes integres". Les paris restent ouverts. Enfin Razzy Hammadi, rapporteur de la loi Hamon, a revélè qu'un debat aurait lieu a l'Assemblée Nationale sur le compte rendu des negociations même en cas d'echec de celles ci... Non sans avoir proposé de décerner un label CEPC aux entreprises qui accepteraient a la fois de soumettre leurs contrats et d'en contrôler la bonne application. Cet apres midi, poursuite du  colloque, avec les dirigeants d'Auchan, Intermarché, les présidents de federations et enfin le ministre de la consommation, Benoit Hamon qui cloture la journée.

 

 

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