Marchés

Les revenus des agriculteurs en forte hausse grâce aux céréaliers

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Le ministère de l'Agriculture vient de publier les revenus moyens des agriculteurs pour 2011, qui s'envolent à leur plus haut niveau en raison du cours. Les producteurs de céréales et de protéagineux atteigient 72 000 euros, (avant impôt) ceux des producteurs "de grandes cultures" (pommes de terre, betteraves) approchent le seuil historique de 80 000 euros. Le revenu moyen se situe à 36500 euros. Des chiffres qui pourraient nourrir le débat sur la nécessaire péréquation solidaire entre la filière végétale riche et la filière animale, mal en point.  

Xavier Beulin commente demain les bons chiffres du revenu des agriculteurs, grâce à la hausse des cours des céréales
Xavier Beulin commente demain les bons chiffres du revenu des agriculteurs, grâce à la hausse des cours des céréales

Selon des prévisions publiées mercredi par Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture, les agriculteurs auront gagné en moyenne 36.500 euros cette année. La hausse des cours des céréales au niveau mondial est à l'origine de cette flambée, qui doit se poursuit. En revanche, les éleveurs ont quant à eux subi l'augmentation des prix de l'alimentation animale due à la hausse des prix des matières premières.

Le revenu des producteurs de viande bovine devrait reculer de 8% à 15.400 euros, ceux des éleveurs laitiers de 10% à 26.500 euros et ceux des éleveurs de moutons et de chèvres de 19% à 15.300 euros annuels. Xavier Beulin, président de la FNSEA, tient une conférence de presse demain sur le sujet où le débat sur la solidarité de la filière ne devrait pas être absent.

Des mesures gouvernementales se profilent avec une taxe sur les céréales, fléchée pour aider les filières animales. Philippe Mangin, président de Coop de France, estimait hier "indigne" que les distributeurs se servent de l'envolée des cours des céréales pour justifier une limitation des hausses de tarifs des fournisseurs. Benoît Hamon, ministre de la consommation, avait également estimé qu'une solidarité en amont était nécessaire afin que les consommateurs ne soient pas les seuls à supporter la hausse des matières premières.

 

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