Les rumeurs de remaniement ministériel se précisent

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LÉGISLATION - LOIS Lors du Conseil des ministres, le président de la République a indiqué que «les Français doivent être entendus sans attendre ». Ce qui voudrait dire qu’un remaniement ministériel serait annoncé sitôt passées les élections municipales…

François Hollande, avec Stéphane Le Foll et Benoît Hamon
François Hollande, avec Stéphane Le Foll et Benoît Hamon

Quinquennat, nouvel acte. Le président de la République a précisé lors du Conseil des ministres que le message que les Français ont transmis à l’occasion des municipales méritait réponse «sans attendre ». Le fameux « gouvernement resserré », à environ une quinzaine de ministres et le retour de secrétaires d’Etat, devrait être annoncé rapidement. En raison d’une erreur informatique, des conseillers ministériels à Bercy  - les cabinets de Sylvia Pinel et Arnaud Montebourg - ont d’ailleurs déjà reçu une note titrée « votre départ » et qui leur donne les instructions à suivre en pareil cas…

C’est principalement la citadelle de Bercy qui est visée dans le remaniement, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ayant pointé le manque d’efficacité d’un ministère comptant 7 ministres. Il n’est pas sûr que lui-même reste au gouvernement. Laurent Fabius, Michel Sapin et Manuel Valls sont les plus fréquemment cités pour le remplacer. Christiane Taubira à la justice ou Vincent Peillon à l’Education sont donnés partants. A Bercy, aucun ministre ne serait assuré de conserver son fauteuil, mais Fleur Pellerin, qui a su piloter son ministère de l’Economie numérique, pourrait rester dans l’équipe gouvernementale, au nom de l’efficacité et de la parité.

Benoît Hamon présente l’avantage et le désavantage de représenter l’aile gauche du parti socialiste, celle qui se plaint – par députés interposés - de la rigueur imposée par Pierre Moscovici au nom de la réduction du déficit. Certains pensent qu’il restera au gouvernement à ce titre. D’autant que la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé un geste fiscal en direction des ménages qui pourrait être annoncé dès la semaine prochaine, ou à l’occasion des Assises de la fiscalité. "L'objectif à terme est d'aller vers une baisse de la fiscalité des ménages »… Il faut garder le suspens. Lors de sa dernière conférence de presse consacrée à la loi consommation, Benoît Hamon avait beaucoup insisté sur le gain de pouvoir d’achat qu’apportait ce texte. Alors que Pierre Moscovici, à l'inverse, a fait augmenter la TVA au 1er janvier.

Arnaud Montebourg ne devrait pas non plus disparaître du gouvernement, mais il pourrait trouver une nouvelle terre de mission, par exemple à l’Emploi. Cécile Duflot pourrait également changer de ministère. Elle a mené à bien sa loi Alur sur le logement et l’aménagement territorial, qui vient d’être validée par le Conseil constitutionnel et promulguée. Tel n’est pas le cas de la loi Pinel sur l’urbanisme commercial, adoptée par l’Assemblée nationale et qui attend aux portes du Sénat. Si le remaniement a lieu la semaine prochaine, la loi sera abandonnée ou défendue par un autre ministre. Idem pour la loi Economie sociale et solidaire, si Benoît Hamon part. Enfin, au ministère de l’Agriculture, le changement pourrait être pour maintenant aussi. Stéphane Le Foll ne serait pas follement intéressé de rester. On l’a souvent donné partant à la tête du parti socialiste. Quant à Guillaume Garot, son ministère, dans le cadre d’un gouvernement resséré, n’a que peu de chances de perdurer. L’Ania a salué sa contribution à la rédaction de la loi consommation il y a deux jours. Sans doute était-il urgent de le faire…

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