Marchés

Les salariés de Fralib assignent leur direction devant les Prud'hommes

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"Fralib dit que les salariés sont en grève alors que la situation ne correspond absolument pas à la définition juridique de la grève" selon l'avocat du personnel.

Les salariés de l'usine Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône) ont assigné jeudi leur direction devant les Prud'hommes de Marseille, à laquelle ils reprochent de les considérer comme grévistes alors que l'activité est suspendue sur le site, et de ne pas les payer, selon leur avocat.

Bataille sémantique

La décision a été mise en délibéré au 16 août. "Fralib dit que les salariés sont en grève alors que la situation ne correspond absolument pas à la définition juridique de la grève", a expliqué Me Amine Ghenim. Il réclame le paiement des salaires qui n'ont pas été versés depuis la réoccupation de l'usine par les salariés en mai. "Comment l'employeur peut-il parler de faits de grève alors qu'il a arrêté toute activité sur le site depuis juillet 2011?", s'est-il interrogé.

Unilever ne fléchira pas sur sa position

Le 20 avril, le tribunal de grande instance de Marseille a validé un troisième plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) mis en place par Unilever, dont Fralib est une filiale à 100%, pour accompagner la fermeture de l'usine, la seule en France à produire les thés Lipton et les infusions Elephant. "Depuis la réoccupation du site le 11 mai, les salariés se sont soustraits à leur contrat de travail", a rétorqué Jean-Noël Cormier, responsable des ressources humaines au sein du groupe Unilever France. Il considère que la situation du site correspond bien à une grève. Hier, le président d'Unilever France, Bruno Witvoët, a annoncé qu'il était prêt à contribuer à hauteur de "12 millions d'euros" au projet de reprise de la société Fralib à Gémenos par une partie des 182 salariés que comptait l'usine au début du conflit il y a plus de 650 jours.

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