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Les salariés de Gad voient leur prime de licenciement doublée

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Les salariés de l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère), qui ont bloqué mardi un autre établissement du groupe à Josselin, ont obtenu hier soir un doublement de leurs primes de licenciement, lors de négociations avec la direction menées à la préfecture de Quimper. En contrepartie, les salariés mettent fin au blocage du site de Josselin.

La direction de Gad Sas a accordé aux 889 salariés du groupe qui vont perdre leur emploi un doublement la prime "supra légale" de licenciement. Ce doublement représente 400 euros par année d'ancienneté, plafonné à 25 ans ; les salariés avaient aussi obtenu des primes de 2.000 euros jusqu'à trois ans d'ancienneté et de 2.200 euros ensuite.

La Cecab, qui est l'actionnaire majoraitaire de Gad, a aussi accepté le paiement des journées de grève en échange de la levée du blocage de ses sites, a indiqué Olivier Le Bras, délégué central FO.

"Nous avons trouvé les termes d'un accord qui va permettre un déblocage des sites et une sortie de cette situation de conflit", a commenté Alain Perrin, directeur général adjoint de la Cecab, l'actionnaire majoritaire de Gad SAS, en ajoutant que "nous ferons tout ce que nous pouvons pour accompagner la reconversion du site de Lampaul".

Quel avenir pour l’abattoir de Lampaul ?

Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a exclu mercredi toute prise de participation de l'État ou nationalisation de la société d'abattage-découpe de porcs Gad, dans une interview vidéo au site des Echos. "On n'est pas dans une nationalisation, qu'elle soit totale ou partielle", a-t-il encore assuré.

"Il faut faire en sorte qu'on puisse de nouveau créer une activité, pas forcément un abattoir", raison pour laquelle le Premier ministre "Jean-Marc Ayrault a souhaité que l'État puisse aider la région à acquérir le site", a ajouté Guillaume Garot."Ce qui compte, c'est que le site industriel puisse redémarrer quelle que soit l'activité".

La société Gad est en redressement judiciaire depuis le mois de février. Le plan de continuation de la direction a été validé le 11 octobre par le tribunal de commerce de Rennes, qui a entériné, en plus de la fermeture de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau (29) la suppression de 889 emplois.

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