Les secteurs qui marchent bien

L'écran plat en vedette

Les croissances enregistrées dans les hypermarchés reflètent fidèlement l'état du marché. Vedettes des ventes tous circuits confondus, les téléviseurs LCD et plasma se classent parmi les principaux contributeurs, et le phénomène ne peut que s'amplifier, la violente chute des prix restant, pour l'heure, compensée par la hausse des volumes. En informatique, les portables représentent la moitié des ventes au grand public et grimpent donc logiquement sur le podium. Mais chez les constructeurs, on souligne surtout l'extraordinaire résistance des ordinateurs de bureau, qui, malgré des pronostics pessimistes, font mieux que se maintenir.

Les bonnes performances des baladeurs MP3 et des appareils photo numériques ne constituent pas de surprise. Ces deux familles ont en commun croissance exponentielle et dégringolade vertigineuse des prix. Un phénomène que les MP3, marché moins mature, parviennent mieux à enrayer, car l'heure est encore à la progression des capacités de stockage, le passage de 128 à 256, 512 Mo et 1 Go justifiant encore le maintien du prix de vente moyen. Dans la photo, l'accroissement des définitions n'est malheureusement plus d'actualité.

La littérature tire la croissance

Toujours bien portant, le marché du livre est encore en croissance cette année selon les données GfK. Ce sont les ouvrages de littérature qui sont les plus générateurs de croissance, avec plus de 70 % du chiffre d'affaires additionnel du marché. Parmi les dix meilleures ventes en valeur, la moitié appartient à cette catégorie. À lui seul, le Da Vinci Code écrit par Dan Brown (Lattès et Pocket) pèse presque 1 % du marché. Dans la foulée, le segment jeunesse enregistre + 8,5 %. Un dynamisme porté par le succès rapide de Harry Potter et le prince de sang mêlé, avant-dernier tome de la saga imaginée par J.K. Rowling (Gallimard Jeunesse) sorti le 1er octobre. À noter en outre une croissance importante des ventes, + 7,8 %, sur certains segments comme les ouvrages dédiés aux loisirs et à la vie pratique, qui ne se traduit cependant pas en hausse de chiffre d'affaires avec seulement + 0,4 %. Un phénomène qui met en lumière la montée des petits prix sur certains marchés du livre.

Merci à la viande hachée fraîche

Exception dans l'alimentaire, le frais non laitier est en bonne forme dans le hard-discount (161,4 M E de CA additionnel), mais aussi en GMS avec 325,8 M E de chiffre d'affaires additionnel, contre 233 M E l'an dernier. La viande hachée fraîche poursuit son envolée. Elle rapporte cette année 76 M Ede CA additionnel, contre 67 M E l'an dernier. La charcuterie pâtissière, fortement animée sous la pression de l'offre MDD, et les plats cuisinés restent performants. En face, les marques Fleury Michon et Jean Caby, nouvellement arrivée, ont joué eux aussi la carte de la baisse des prix. Une bataille qui a dopé les volumes, sachant que ces deux rayons ne sont pas encore envahis de premiers prix. Le saumon fumé fait désormais partie des bons élèves, aidé par le boom des premiers prix (60 % de PDM). Le foie gras continue, lui, à être porté par la valorisation de son offre.

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Article extrait
du magazine N° 1932

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