Les sénateurs ont adopté un amendement anti-Metro et Promocash

|

Contre l'avis du gouvernement, les sénateurs ont exclu le cash and carry du champ du cOEfficient de 0,90 en dessous du SRP applicable aux grossistes dans la loi Chatel.

Les grossistes traditionnels, soutenus par la Confédération du commerce interentreprises (CGI) qui les représente, ont obtenu un amendement des sénateurs qui vise à exclure les cash and carry, principalement Metro et Promocash, d'une disposition favorable de la loi Chatel en matière de fixation du seuil de revente à perte. «Le dispositif vise à lutter contre la pratique marketing du prix d'appel, qui n'est utilisée que par Metro et Promocash, souligne Hugues Pouzin, directeur général de la CGI. En ce moment, par exemple, le prix d'appel du homard est déjà 14,90 E, pour attirer les clients et leur vendre champagne et d'autres produits. C'est astucieux, mais la pratique déstabilise les professionnels ». Avec la loi Chatel, si elle est adoptée en l'état, seuls les grossistes « traditionnels » pourront revendre au triple net, c'est-à-dire en réintégrant les marges arrière qu'ils obtiennent des fournisseurs, puis appliquer un cOEfficient de 0,90. Au-delà de ce seuil, il y aurait franchissement du seuil de revente à perte. Ces grossistes sont spécialisés dans le « vente livrée et facturée à 30 jours», alors que la vente en cash est enlevée et payée comptant. Hugues Pouzin estime que les grossistes livrent 70 % des commerces spécialisés et de la restauration et ne « pratiquent pas de prix d'appel ». L'amendement adopté par les sénateurs a été voté contre l'avis du gouvernement «dont nous ne comprenons pas la position », ajoute le dirigeant de la CGI. Le texte pourrait encore être modifié en Commission mixte paritaire.

Sylvain Aubril

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter