Les sextoys en supermarchés, ça marche ?

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Marché de niche en grande distribution, les sextoys pourraient prendre une place plus importante dans les rayons ces prochaines années. En tout cas, marques et distributeurs réfléchissent à étoffer leur offre.

Dans le nouveau concept beauté de Monoprix, les sextoys sont mis en avant dans le linéaire "soins intimes".
Dans le nouveau concept beauté de Monoprix, les sextoys sont mis en avant dans le linéaire "soins intimes".© MB

En 2015, Monoprix défrayait la chronique en référençant Smile Makers, une marque de sextoys. Trois ans plus tard, les produits de la marque ainsi que le godemichet Orgasm’Intense de Durex trônent en bonne place dans le linéaire "soins intimes" du nouveau concept beauté de l’enseigne. Jean-Louis Schöller, cofondateur de CED Cosmetics qui distribue Smile Makers en France et en Belgique, affirme que « nos clients, Monoprix et Parashop, sont satisfaits des performances de la marque. » Sandrine Williamson, directrice de l’offre hygiène-beauté de Monoprix, confirme « quand l’offre est bien mise en avant, les produits se vendent ».

Et pour ce qui est du merchandising, la distribution française a des progrès à faire. « Ici, les produits sont placés à côté des préservatifs. Nous pensons qu’il serait plus approprié de les implanter dans le linéaire hygiène féminine. C’est ce qui a été fait en Belgique et les ventes ont progressé », souligne Jean-Louis Schöller.

Un marché encore confidentiel

Bien sûr, les sextoys sont un marché de niche. « Ce sont environ 20 000 pièces qui sont vendues par an en hypermarchés et supermarchés. Il y a très peu de références », constate Benjamin Durand-Gasselin, responsable des marques Manix et Skyn chez Lifestyles. Manix avait été précurseur dans le domaine en lançant de sextoys il y a plus de 5 ans mais à l’époque, les produits n’avaient pas séduits les consommateurs. La marque préfère se concentrer sur le développement de son offre de préservatifs et autres gels de massage qui lui ont permis de croître fortement ces dernières années. « Toutefois, nous sommes attentifs à l’évolution du marché et des attentes des consommateurs. Nous réfléchissons à la possibilité de revenir sur le marché des sextoys », confie Benjamin Durand-Gasselin.

Jean-Louis Schöller est persuadé que le marché a du potentiel : « c’est lent mais les ventes continuent de croître. Le tout est de développer des produits qui s’adressent à "Madame tout le monde" avec des packagings sobres, pas trash », souligne-t-il. C’est en effet le credo de Smile Makers dont les packagings blancs ressemblent  à ceux des iPhones. Dessus, les vibromasseurs sont stylisés en personnages. Ils passent ainsi inaperçus dans le Caddie de course. « Chez Parashop, notre référence de gel lubrifiant se vend très bien en partie grâce à son packaging qui ressemble à celui d’une crème pour le visage », ajoute Jean-Louis Schöller. La discrétion est en effet appréciée des consommateurs français qui quand ils osent acheter un sextoy reste très classique. Chez Smile Makers, la meilleure vente est le produit nommé le Millionnaire à la forme phallique.

Cette année, la marque va continuer à développer son offre avec le Surfeur. « Plus petit, il est facile à emporter. Il est aussi beaucoup moins cher (autour de 20 euros), ce qui incite à l’achat. En Belgique, où nous l’avons déjà lancé, il connaît un grand succès », constate Jean-Louis Schöller. Les autres produits de la marque comme celui de Durex sont vendus aux alentours de 40 euros chez Monoprix. En tout cas, avec de telles valeurs faciales, les sextoys valorisent le rayon et peuvent apporter un chiffre d’affaires additionnel intéressant. Selon nos sources, d'autres enseignes envisageraient de développer ce type d'offre.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
X

Retrouvez toutes les semaines GRATUITEMENT l’actualité des secteurs Droguerie, parfumerie, hygiène.

Tous les faits marquants dela journée identifiés, sélectionnés et classés par la rédaction de LSA.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA