Les smoothies se veulent de plus en plus accessibles

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

En proposant des petits formats, en jouant la « promotion découverte » ou en diversifiant l'offre, les smoothies espèrent toucher un plus large public.

Seulement 10% des foyers français consomment des smoothies, contre 31% pour les jus réfrigérés. Un décalage qui résume l'enjeu auquel le

Le chiffre

+ 2,6% à 22,8 M € La croissance du marché en valeur à fin octobre 2011

Source : Nielsen ; origine : fabricants

produit est confronté. De fait, au rayon frais, le smoothie vit dans l'ombre des jus, vis-à-vis desquels il peine à affirmer sa valeur ajoutée, gustative et nutritionnelle. « C'est vrai, il existe encore un grand nombre de personnes qui ne comprennent pas la différence entre un jus et un smoothie », reconnaît Rachel Milutinovic, directrice marketing de Tropicana.

Pris au petit déjeuner et à l'heure du goûter, il mise sur une argumentation santé et sur le pur plaisir. Une polyvalence, a priori, bénéfique, mais qui comporte un revers. Le produit a du mal à revendiquer des moments de consommation qui lui sont propre. « Il faut donc recruter pour installer le produit dans les habitudes. Au petit déjeuner, en snacking, au goûter..., reprend la directrice marketing. C'est l'objectif de notre offre 75 cl + 33% gratuit. Générer l'essai, la découverte du produit, par de nouveaux acheteurs. »

L'Innocent agressif

Une opération qui ressemble à une contre-offensive pour la marque du groupe PepsiCo, dont le leadership est contesté par Innocent. Ce

LES TENDANCES

  • Les smoothies capitalisent sur une excellente image, en termes gustatifs et nutritionnels
  • Les marques facilitent « l'accès prix », par la promotion et les petits formats
  • L'offre s'enrichit et se dynamise, grâce à de nouveaux acteurs

dernier, avec un format de 750 ml, a choisi de faciliter (par la baisse du volume, donc du prix facial) l'accès au produit. Une initiative soutenue par un fort investissement média. Le pari semble avoir payé puisque, en cumul annuel mobile à fin octobre, la marque revendiquait une progression de ses ventes de 50% en valeur.

Une croissance qui prouve à la fois le potentiel du produit, mais aussi sa difficulté à imposer son positionnement « premium » par rapport aux jus de fruits. Il est vrai que le climat économique morose n'est pas toujours très tendre pour les premium...

Pascalisation plutôt que pasteurisation

Toujours est-il que de nombreux prétendants frappent à la porte. Avec des armes parfois bien différentes que celles des deux acteurs majeurs. Ainsi In Fruit (Mandar), qui s'est lancé en avril, joue la carte des fruits frais « presque comme à la maison » en substituant la pascalisation à la pasteurisation. Une technique plus douce qui, si elle raccourcit la DLC à quinze jours, « respecte beaucoup mieux l'intégrité organoleptique et gustative du produit », assure la marque.

Autre approche, celle de Pierre Martinet (le « traiteur intraitable ») qui mélange légumes et fruits ! Au menu depuis août : tomate-orange-framboise, betterave et raisin blanc, concombre-menthe-citron... Des recettes audacieuses qui pourraient séduire par leurs qualités gustatives, Pierre Martinet l'affirme, mais aussi parce qu'elles pourraient permettre aux légumes d'investir le terrain du snacking. L'avenir du smoothie passera-t-il par les légumes ?

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 3HSB2011

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

X

Eaux, sodas, jus, bières, vins, liqueurs et spiritueux : chaque semaine recevez les dernières infos et nouveautés du rayon Boissons.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA