Les stars du high-tech lâchent du lest

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C'est une traînée de poudre dans l'électronique. Dell annonce 1 900 emplois supprimés en Irlande, Lenovo en raye 2 500 dans le monde et, chez Microsoft, court la rumeur du licenciement de 10 % des effectifs... Ça, c'est pour l'informatique. Dans l'électronique et le jeu vidéo, ce n'est pas vraiment mieux. Sony va supprimer 16 000 postes d'ici à 2010, et le deuxième éditeur mondial de jeux vidéo, Electronic Arts, va fermer 9 sites et s'alléger de 1 000 emplois. La faute à la crise financière ? Pas uniquement. Des signes avant-coureurs ont été observés depuis un an dans l'industrie. L'âpre bataille des prix qui oppose les fabricants rogne leurs marges. Dans l'informatique, le prix moyen des PC portables a été divisé par deux depuis 2003. Pour les écrans plats, la baisse est encore plus spectaculaire. Un même téléviseur vaut deux fois moins cher d'une année sur l'autre. Résultat : après des années de croissance (+ 16 % en 2006, + 8 % en 2007), le chiffre d'affaires en France du secteur a reculé de 1 % en valeur en 2008. Pour rester dans le vert, les entreprises doivent donc faire des économies. Les acteurs du jeu vidéo y sont même contraints. La hausse des coûts de production des jeux et le relatif échec des nouvelles licences lancées en 2008 (moins de un million d'unités vendues pour Mirror's Edge et Dead Space) ont contraint l'ex-numéro 1 mondial du secteur, Electronic Arts, à licencier. Dur retour sur terre pour le high-tech.

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Article extrait
du magazine N° 2073

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