Les syndicats de Castorama vont lancer un droit d'alerte sur l'emploi en France

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Les élus du comité central d'entreprise de Castorama ont voté hier le déclenchement d'un droit d'alerte économique sur la situation de l'emploi au sein de l’enseigne de bricolage, qui compte supprimer, selon eux, 1 167 postes d'ici à 2014.

castorama

Au cours d'une réunion, "le CCE a voté une motion en faveur du lancement d'un droit d'alerte, car il a estimé que les explications fournies sur les suppressions de postes sont insuffisantes", a expliqué à Hugues Bastat, délégué syndical central CGT. "La direction est restée très vague, se contentant de parler de gel d'embauches, sous le couvert de la crise", a-t-il précisé.

Une nouvelle réunion devrait se tenir mi-novembre, alors qu'un CCE ordinaire est prévu aujourd’hui. Selon la CGT, 230 départs n'ont pas été remplacés depuis le début de l'année au sein du groupe, ce qu'a démenti Castorama. Une porte-parole a indiqué que les effectifs resteraient "stables" en 2012. "Nous maintenons les effectifs à 12 650 cette année. Il n'y aura pas donc de suppressions d'emplois, et en 2013 nous envisageons d'embaucher au minimum 50 équivalents temps plein", a-t-elle précisé. Le CCE a également décidé d'engager une procédure en délit d'entrave devant le tribunal correctionnel contre Castorama, pour n'avoir pas prévenu les représentants du personnel de ses projets, une obligation légale en cas de plan social.

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