Les syndicats de la DGCCRF estiment « ne pas pouvoir protéger les consommateurs »

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Quatre syndicats assurent en commun qu'ils ne peuvent plus assurer "aux citoyens la protection économique en matière de consommation qu'ils sont en droit d'attendre", ajoutant que l'affaire de la viande de cheval est le signe de "l'échec" de la réorganisation de leurs services.

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Dans un communiqué commun, la CGT, FO, la CFDT et Solidaires de la Direction Générale de la Concurrence Consommation et Répression des Fraudes (DGCCRF) expliquent vouloir "alerte(r) les citoyens sur la situation du service public de protection économique des consommateurs".

"Les structures sont désorganisées"

Ils soulignent notamment que leurs services ont été "fortement touchés" par la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et "quasiment démantelés" par la Réorganisation de l'administration Territoriale de l'Etat (Réate). En conséquence, disent-ils, "les structures administratives sont désorganisées" et "les missions ne sont que partiellement exercées, compte tenu notamment des coupes sombres dans les effectifs (- 560 emplois en 6 ans)".

Un seul agent pour les contrôles

Cela a conduit "dans certains départements à confier les contrôles d'hygiène et de protection du consommateur dans le secteur de la viande à un seul agent alors que ces missions, assurées par des services autrefois distincts, ne poursuivent pas les mêmes objectifs", disent-ils. "Depuis cette déstructuration, la question n'était pas est ce qu'un scandale de consommation peut arriver? mais bien quand un scandale va se produire ?", écrivent-ils, estimant qu'avec l'affaire de la viande de cheval "nous y sommes".

La DGCCRF, qui dépend du ministère de l'Economie et des Finances et emploie quelque 3.000 agents, est notamment chargée d'assurer la sécurité des consommateurs.

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