Les syndicats de la Redoute ne signent pas le protocole d'accord de la direction

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L'ultimatum posé mercredi par l'ancien actionnaire Kering n'aura pas suffi à impressionner les syndicats de Redoute France (CGT, CFDT et SUD), qui entendent bien obtenir davantage de compensations financières.

La date butoir fixée par les deux repreneurs Nathalie Balla et Eric Courteille était ce soir 21 mars. "On ne cède pas à la pression, on ne cède pas au chantage, tout ce qui va arriver dans les jours et les semaines qui viennent, il n'y a qu'un seul ressponsable, c'est François-Henri Pinault, et personne d'autre".

Kering, de son côté, ne fait pas de commentaire. Le protocole d'accord des deux repreneurs proposait 20.000 euros d'indemnités par salarié et entre 750 euros et 1200 euros par année d'ancienneté en fonction des cas. Deux solutions se présentent: soit le tribunal de commerce et l'abandon des repreneurs, soit de nouvelles propositions financières et sociales pour les 1178 salariés concernés par le plan social sur un total de 3400.

Dans une interview à la L'ultimatum posé mercredi par l'ancien actionnaire Kering n'aura pas suffi à impressionner les syndicats de Redoute France (CGT, CFDT et SUD), qui entendent bien obtenir davantage de compensations financières. parue le 19 mars, Jean-François Palus, directeur général de Kering, prévenait: "si cet accord n'est pas signé, cela prive définitivement La Redoute des financements mis en oeuvre dans cet accord. (...). La cession ne se fera pas. Et s'il n'y a pas de signature, Nathalie Balla, avec sa casquette de mandataire social de La Redoute, prendra ses responsabilités au regard de la situation financière de La Redoute et de la décision de Kering de ne pas poursuivre les financements".

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