Les téléviseurs à l'heure du Home Cinéma

Le téléviseur a vu son évolution technique s'emballer depuis quelques années. L'offre en grands écrans Home Cinéma est aujourd'hui aussi segmentée que pléthorique.

Qui a inventé le concept du Home Cinéma ? Difficile à dire. Mais nul doute que si son inventeur était identifié, les fabricants d'électronique grand public lui auraient depuis longtemps érigé une statue. Car, du lecteur DVD au téléviseur grand écran en passant par les systèmes d'enceintes, le phénomène du cinéma chez soi a redynamisé un marché depuis longtemps atone.

Un ensemble Home Cinéma s'organise, avant tout, autour d'un écran de télévision. Grand, voire très grand. Et au format 16/9e si possible. Le reste semble encore accessoire aux consommateurs.

Conscients de cet engouement, les fabricants d'écrans élargissent et renouvellent leurs gammes. Toujours plus grands, plus plats, les appareils intègrent chaque année de nouvelles technologies. Avec, aujourd'hui, trois familles de produits.

Premier segment : les téléviseurs classiques. C'est-à-dire à tube cathodique. Ils offrent encore la meilleure qualité d'image, mais leur conception empêche de réaliser des écrans de plus de 92 cm. Au-delà, le poids du tube deviendrait trop important. Toutes les grandes marques sont présentes.

Le balayage 100 Hz, qui correspond à un rafraîchissement de l'image deux fois plus rapide que sur les modèles classiques, devient la norme sur le moyen et haut de gamme. Et les écrans se doivent d'être plats, afin d'éviter toute déformation. Samsung, Sanyo et Hitachi ont adopté la technologie « Pure Flat ». Les gammes de Sony, Thomson, Philips ou Panasonic comprennent elles aussi, sous d'autres dénominations, des modèles plats. C'est même l'idée principale mise en avant par Panasonic pour sa gamme Tau, qui réunit téléviseurs classiques, rétroprojecteurs et plasma.

Pour les consommateurs recherchant un très grand écran à prix raisonnable, la solution s'appelle rétroprojecteur. Intégrant trois tubes qui projettent l'image sur l'écran, via un miroir, ces téléviseurs permettent de dépasser allégrement le mètre de diagonale. Avec une dizaine de modèles, Toshiba se pose en leader de ce segment. Les premiers prix s'établissent autour de 15 000 F.

Enfin, le roi des écrans reste l'inaccessible plasma. Inaccessible en termes de prix. Car malgré les efforts de certains constructeurs, les modèles commencent à peine à descendre sous les 100 000 F. Dommage. Car, à taille d'écran comparable à celle d'un rétroprojecteur, le plasma se contente d'une épaisseur inférieure à 10 centimètres.

Chaque marque ou presque possède son modèle. Quelques réfractaires préfèrent cependant parier sur les cristaux liquides, à l'image de Sharp. Canon et Toshiba viennent également d'annoncer une nouvelle technologie SED censée concurrencer le plasma. Mais, aujourd'hui, aucune alternative crédible n'est vraiment disponible. On prévoit des plasmas à moins de 50 000 F d'ici deux ou trois ans. Mais, pour atteindre le seuil grand public des 20 000 F, les fabricants sont formels : il faudra faire évoluer les techniques.

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Article extrait
du magazine N° 1641

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