Les villes américaines à couteaux tirés pour accueillir le nouveau siège social d’Amazon

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L’e-commerçant prévoit d’investir 5 milliards de dollars dans la construction de son nouveau quartier général aux Etats-Unis. Depuis cette annonce, les villes américaines rivalisent d’arguments pour tenter d’amadouer le numéro un américain du e-commerce.

Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, prévoit d'investir 5 milliards de dollars dans son nouveau siège social
Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, prévoit d'investir 5 milliards de dollars dans son nouveau siège social

Un projet qui attise les convoitises. On connait déjà l’appétence des grands groupes de tech américains pour les sièges sociaux monumentaux, Facebook, Apple et Google en tête. Cette fois, il s’agit d’Amazon, qui vient de s’offrir la chaine de supermarché bios pour près de 14 milliards de dollars, et qui a annoncé avoir lancé un appel d’offres pour la construction d’un deuxième siège social. Avec le nom de code « Amazon HQ2 », il complèterait ainsi une présence déjà très bien établie dans la ville de Seattle, où la firme a peu à peu étendu son empire ses 20 dernières années. Selon les estimations de l’entreprise, elle aurait contribué à créer 38 milliards de dollars d'investissements à la région depuis 2010, alors forcément, ça ne laisse personne de marbre. Jeff Bezos doit se sentir bien convoité depuis cette annonce, puisque la mise en concurrence des Etats et des villes afin d’obtenir la meilleure proposition, a réveillé les plus grandes villes américaines, qui rivalisent d’arguments pour faire valoir leur capacité à accueillir Amazon dans les meilleures conditions.

Accessibilité, force de travail, environnement connecté...

Chicago (Michigan) met en avant sa main d’œuvre inégalée, ses universités de classe mondiale et des accès au monde entier sans précédent. Pour Baltimore, c’est sa localisation stratégique au centre de la cote Est nord-américaine mais aussi son accessibilité via les infrastructures routières, par le rail, l’océan et par les airs qui sont des atouts forts. Houston (Texas) fait valoir un environnement favorable au business, terre d’accueil de la NASA et de l’industrie énergétique.

La ville de New York prétend pour sa part abriter le secteur de la tech le plus innovant et diversifié dans tout le pays, tandis que sa voisine proche, Boston se contente d’affirmer que si Amazon cherche un emplacement sur la côte Est, il n’y a pas de meilleure ville que Boston pour l’accueillir. Sacramento en Californie, “met une réelle énergie à construire un eco-système innovant et hyper-connecté, comme il n’en existe aucun autre dans le pays”, selon son Maire Darrell Steinberg. Dallas (Texas), affirme qu’elle montrera de manière agressive qu’elle et ses quartiers environnants sont de parfaits endroits pour les besoins d’expansion d’Amazon.

Et ces villes ne sont pas les seules à vouloir accueillir le géant de l’e-commerce, puisque Philadelphia, Nashville, Oakland, San Antonio, San Diego et Los Angeles se sont aussi faites entendre sur le sujet. Cette dernière assure qu’Amazon y trouvera les talents et la force de travail dont elle a besoin ainsi qu’un environnement propice à la croissance et l’innovation. Même le Canada anglophone a ses prétendantes, Toronto d’abord, dont le Maire John Tory, rappelle que sa ville continue d’attirer des talents et des entreprises du monde entier et Vancouver a déclaré qu’elle se porterait aussi candidate. La compétition est lancée, et promet d’être féroce.

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