LES YAOURTS RESTENT LES PLUS FORTS

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Les yaourts restent encore cette année les champions de la croissance de la crémerie : ils améliorent même sensiblement leur résultat, avec 52 millions d'euros de plus dégagés par rapport à 2002. Dans cette catégorie, la croissance - appuyée à coups de budgets publicitaires faramineux - repose solidement sur ses piliers : les yaourts brassés aux fruits, les allégés et les probiotiques.

Mais le marché pourrait trouver une nouvelle jeunesse avec l'arrivée des produits pour lutter contre le cholestérol, comme ilô, lancé par Uniq-Saint-Hubert, un nouveau segment de marché auquel les « yaourtiers » ne peuvent rester insensibles. En tout état de cause, les créneaux de la santé et de l'ultragourmandise seront les plus porteurs dans les prochains mois. A contrario, les yaourts blancs standards (sucrés, non sucrés, brassés) et les yaourts au lait entier figurent parmi les segments les plus en retrait. Le chiffre d'affaires des desserts frais a crû plus fortement que l'an dernier (8 millions d'euros), grâce à une valorisation du marché, avec des volumes quasiment stables. La croissance repose largement sur le dynamisme des entremets (notamment les recettes classiques) et des desserts pâtissiers.

Deuxième champion du rayon, les pâtes pressées cuites en libre-service dégagent un chiffre d'affaires additionnel lui aussi supérieur à celui de 2002 (8 millions d'euros). Ici, emmental, comté et autres beaufort ont toujours la côte. On remarquera dans ce rayon le travail de segmentation selon les terroirs et le goût que poursuit Entremont sur le comté.

L'allégé encore et toujours

Les corps gras allégés apportent une contribution stable par rapport à 2002. Ce segment de marché a, il est vrai, connu deux ou trois années exceptionnelles sous l'impulsion des margarines destinées à diminuer le taux de cholestérol dans le sang. Les produits lancés par Unilever (Pro Activ), Uniq (ilô de Saint-Hubert) ont fortement dynamisé le marché. Lactalis, qui a récemment racheté la marque Primevère, pourrait également contribuer à la croissance dans les prochains mois.

Enfin, le secteur des beurres allégés continue de progresser à un rythme intéressant aussi bien en valeur qu'en volume (8 % à 20 % selon les segments).

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Article extrait
du magazine N° 1840

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