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Lesieur parmi les cancres du développement durable pour le « prix Pinocchio »

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Il ne faut bien sûr pas lui donner plus d’importance qu’il n’en a. Il n’empêche. Le « prix Pinocchio du développement durable », récompensant – si l’on ose dire – les entreprises au double discours environnemental, est une bien mauvaise publicité pour celui qui le reçoit.

Isio 4 Lesieur

Cette année, plus de 17.000 internautes se sont exprimés (avec les limites du système : qui sont-ils ? quelle légitimité ont-ils ? Mystère…), indiquent les organisateurs, parmi lesquels on trouve Les Amis de la Terre, le Centre de recherche et d’information pour le développement ou Peuples solidaires, par exemple. Ils ont décerné ce fameux prix à Lesieur, Bolera Minera, Areva et Vinci.

Que vient faire Lesieur dans cette galère ? Recueillir les fruits de sa campagne publicitaire "Aidons l'Afrique : une bouteille d'huile Lesieur achetée, une bouteille envoyée"… Et c’est vrai que, sans vouloir s’exprimer sur le fond de l’affaire, cela prend tout de même un petit côté « organisons un banquet pour protester contre la faim dans le monde »… Bref, Lesieur a reçu 38% des suffrages pour le prix "Plus vert que vert".

C’est que, expliquent les organisateurs, « Lesieur, via sa maison mère Sofiprotéol, est l'un des plus importants producteurs et promoteurs de l'industrie des agro-carburants. » Le rapport de cause à effet ? D’après ces organisateurs, entre 2002 et 2008, près de 75% des hausses de prix alimentaires seraient imputables « aux mouvements financiers spéculatifs utilisant les politiques de soutien aux agro-carburants dans l'Union européenne et aux Etats-Unis ».

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