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Livraison de repas : Alibaba serait sur le point de racheter Ele.me pour doubler Tencent

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Le dernier kilomètre de la livraison ne coûtant en Chine que quelques centimes, le secteur explose depuis deux ans. D'où l'intérêt pour Alibaba de monter à 100% d'Ele.me, qui domine ce marché avec Meituan... propriété de Tencent.

Livraison de repas : Alibaba serait sur le point de racheter Ele.me.
Livraison de repas : Alibaba serait sur le point de racheter Ele.me.© Ele.Me Alibaba

Amazon nous avait habitués à ses annonces incessantes. Alibaba et Tencent sont en train de le coiffer au poteau, concluant à qui mieux mieux acquisitions et partenariats, notamment dans la distribution physique. Bloomberg et le Financial Times rapportent maintenant que le géant chinois de l'e-commerce s'apprêterait, selon une source proche du dossier, à acquérir les 60% qu'il ne détient pas encore dans l'application mobile de livraison de repas Ele.me ("tu as faim ?" en mandarin). Il pourrait en effet racheter les parts des autres investisseurs de la start-up, à commencer par celles de Baidu, qui avait déjà cédé en août 2017 sa propre activité de livraison de repas Baidu Waimai à Ele.Me et se recentre actuellement sur le search, l'intelligence artificielle et les véhicules autonomes.

L'opération, qui pourrait valoriser Ele.Me à 9,5 milliards de dollars, permettrait à Alibaba de mettre la main sur le leader du secteur. D'après le cabinet de conseil Analysys, Ele.me détient 48,8% du marché, une courte tête devant les 43,1% de Meituan… pour sa part valorisée 30 milliards de dollars et propriété de Tencent (qui opère en particulier WeChat et WeChat Pay).

Un essor bien plus rapide qu'en Occident

Le marché, qui explose depuis deux ans, a pesé 32 milliards de dollars en 2017 selon iiMedia Research. Contrairement aux pays occidentaux, le dernier kilomètre ne coûte que l'équivalent de quelques centimes d'euros et ne constitue donc pas un frein au développement de ce nouvel usage. Bien au contraire, ces apps entraînent même des fermetures de restaurants, dont une partie se transforme en simple cuisines sans tables pour des clients, rapporte l'AFP.

Pas de quoi émouvoir Alibaba, qui y gagnerait aussi de renforcer ses capacités de livraison et pourrait mettre en place des synergies avec son app de petits services entre voisins, Koubei. Certes, ses marges pâtiront de cet accroissement de ressources sur le dernier kilomètre et le stock, mais comme la majeure partie de la consommation a toujours lieu offline, il s'en est manifestement fait une raison.

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