Loi Macron : le patronat salue le projet, sauf la disparition du seuil de 20 salariés

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Interrogés par LSA, l’UCV, qui représente les commerces de centre-ville, et la Fédération du meuble saluent le projet de loi Macron. Sauf la mesure sur la disparition du seuil de 20 salariés, en dessous duquel les contreparties pour les salariés seront soumises à un accord avec les syndicats.

Le secteur du meuble estime que le projet de loi Macron est "perfectible".
Le secteur du meuble estime que le projet de loi Macron est "perfectible".© G. B. 2013

Le premier peut se targuer d’avoir expérimenté l’ouverture dominicale pendant sept ans. Le secteur du meuble, réuni au sein de la FNAEM, salue positivement le projet de loi Macron, qu’il estime cependant « perfectible », selon les mots de son délégué général Jean-Charles Vogley. « Les zones commerciales, c’est bien, cela reconnaît l’atypisme et l’importance de l’Ile-de-France, souligne ce dernier. Mais il faudrait dépasser les limites actuelles des PUCE et, surtout, donner aux préfets l’autorité de décider, et non aux maires. Cela éviterait des situations ubuesques où un maire dit oui sur une commune et non sur une autre ».  

PROPORTIONNER LE NOMBRE DE DIMANCHES : UNE BONNE IDEE POUR LE MEUBLE

Les professionnels du meuble qualifient de « judicieuse » la préoccupation de proportionner partout ailleurs le nombre d’ouvertures dominicales annuelles des magasins à de réelles justifications économiques. Didier Baumgarten, président de la FNAEM, affirme que « l’ouverture dominicale n’est pas une fin en soi. Pour qu’elle soit synonyme de croissance et d’emploi, encore faut-il qu’elle soit rentable et donc localement proportionnée aux réels besoins et habitudes des consommateurs ».

Depuis 2008, une soixantaine d’accords sociaux ont été négociés et signés avec les syndicats locaux de salariés, et l’appui du ministère du Travail. D’ailleurs, les enseignes d’ameublement ouvrent en moyenne de 4 à 7 dimanches par an et n’utiliseraient donc pas la totalité des douze dimanches s’ils étaient adoptés par le Parlement dans le texte définitif. « Cinq, sept ou dix, peu importe, assure Jean-Charles Vogley. Mais l’aberration, c’est quand on a zéro dimanches d’ouverture, comme à Lille, à Nantes, à Rennes ou à Toulouse ».

La disparition des seuils de salariés complexifie la donne

Pour le meuble enfin, l’exonération des contreparties salariales en-dessous de 20 salariés était une « fausse bonne idée  qui aurait pu apporter des déséquilibres entre les petits et les grands ». Un avis que ne partage pas Claude Boulle, le président de l’Union du commerce de centre-ville (UCV), qui déplore ce changement de dernière minute. « Dans beaucoup de petites entreprises, il n’y a pas de syndicats. Nous avions rencontré la même difficulté au moment des 35 heures. Il va falloir aller chercher des mandataires. Et plus on ajoute des conditions, plus ce sera dissuasif à l’ouverture des commerces et à l’embauche de salariés ».

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