LU investit dans ses biscuits Mikado

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Là où d'autres préfèrent délocaliser ou externaliser, LU ouvre une cinquième ligne de production, à Cestas, pour Mikado. La marque est considérée comme l'un des six joyaux de la branche biscuits de Danone.

>« Mikado, la petite faiblesse qui vous perdra » a longtemps été la signature de la marque. Aujourd'hui, Danone ne cache pas « son faible » pour l'un des champions de sa branche biscuits. « Mikado a doublé ses ventes en cinq ans, rappelle Georges Casala, directeur général du pôle biscuits de Danone, venu inaugurer la cinquième ligne de production Mikado à Cestas. C'est l'un de mes six " jewels ", ces produits qui progressent de 15 à 20 % par an et préparent l'avenir du groupe. » Les autres pépites se nomment LU Petit Déjeuner, Tuc, Ourson, Cracotte et Pepito Mini Rollos. Elles génèrent 15 % du chiffre d'affaires du pôle biscuits en Europe. C'est sans doute ce qui a motivé LU pour réinvestir dans son outil de production de Cestas (Gironde) avec l'objectif, selon Jean-Philippe Paré, directeur général de LU France, de « faire, d'ici dix à quinze ans, aussi bien qu'au Japon : passer à une consommation de un paquet de Mikado par an et par habitant », alors que Mikado vend aujourd'hui25 millions de paquets par an en France.

 

Un secret bien gardé

En attendant, cet investissement sur un site français fait office d'exception dans un paysage où les fermetures d'usines font davatange l'actualité. Outre Nestlé (lire p. 33), Danone lui-même vient ainsi d'annoncer, dans le frais laitier, la fermeture de son usine de Neufchâtel-en-Bray et le transfert de sa production sur le site de Ferrières-en-Bray (Seine-Maritime), à proximité. Georges Casala n'a d'ailleurs pas caché avoir beaucoup réfléchi avant de créer cette ligne à Cestas : « Il y a deux ans, mon directeur industriel m'a proposé d'investir dans un nouvel outil de production de Pepito à La Haye-Fouassière, en Loire-Atlantique. J'ai demandé que les coûts entre nos 35 usines dans le monde soient comparés. Et nous avons investi en République tchèque, dont le prix de revient s'est avéré inférieur de 43 % à celui de La Haye-Fouassière. » Puis le monsieur biscuit de Danone d'avertir les officiels présents à l'inauguration : « Un investissement comme celui de Cestas ne se renouvellera pas si les aides aux entreprises ne sont pas revues. »

Mais Georges Casala reconnaît que Mikado a aussi été sauvé par le secret qui entoure sa fabrication. Car la technologie permettant de recouvrir ces biscuits de chocolat est brevetée. Le groupe japonais Ezaki Glico, inventeur du produit, en a cédé la licence à Danone pour 30 pays. Dans l'usine de Cestas, seul le personnel autorisé accède par carte magnétique à la zone protégée. Un secret qui a préservé Mikado de la concurrence des MDD.

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Article extrait
du magazine N° 1976

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