Lydia veut devenir l’unique plate-forme bancaire des consommateurs

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Lydia fait aujourd’hui évoluer son application pour devenir une offre métabancaire. En clair, la jeune pousse se positionne comme une plate-forme bancaire sur laquelle les consommateurs peuvent gérer l’intégralité de leurs besoins liés au paiement en connectant l’ensemble des comptes bancaires qu’ils possèdent.

lydia metabancaire

Le million d’utilisateurs du service de paiement Lydia ont pu procéder ce 20 mars 2018 a une mise à jour de l’application et ainsi découvrir une nouvelle interface mais surtout de nouveaux services. En effet, Cyril Chiche, co-fondateur de Lydia, a annoncé ce matin une nouvelle mouture de Lydia qui passe en mode Freemium. Comprenez par-là que les services historiques de la jeune pousse, comme le paiement entre particuliers, sont gratuits, mais qu’une flopée de nouveautés se rajoute avec un accès payant à 2,99 euros par mois.

Ainsi, l’utilisateur peut désormais ajouter sur son application l’intégralité des comptes qu’il possède qu’importe l’établissement bancaire, faire ensuite des opérations de type paiement mobile, virements, ou encore programmer des transactions récurrentes ou créer des cartes virtuelles. « Avec Lydia, on peut payer ses amis, mais aussi désormais des professionnels avec un virement classique ou encore payer le trésor public », souligne Cyril Chiche.

Qu’un paiement dématérialisé soit aussi simple à gérer que des espèces

Tous ces services ajoutés doivent permettre à Lydia de devenir la plate-forme mobile sur laquelle les consommateurs peuvent gérer l’intégralité des besoins liés au paiement. Cyril Chiche parle d’application métabancaire, car elle se positionne au-dessus des comptes bancaires, propose des services co-créer avec des start-up de la fintech pour faciliter les usages, et enfin le dirigeant estime avoir conçu une application qui va au-delà de l’offre existante. D’ailleurs dans son discours de présentation Cyril Chiche se réfère à AirBnB ou encore Spotify qui ont transformé l’accès à un service ou un produit sans pour le premier posséder de parc immobilier ou pour l’autre créer de contenus musicaux.

Parallèlement à ces changements de comportements de consommation, la jeune pousse pointe également la faiblesse des applications bancaires actuelles, soulignant les notes moyennes des différents produits sur l’App Store.Or, « les attentes des Européens, qui sont de plus en plus multi-bancarisés, sont radicalement supérieures au standard actuel des applications mono-bancaires, estime Cyril Chiche. Lydia a un ADN profondément mobile et métabancaire, l’évolution de la réglementation nous permet aujourd’hui d’en libérer la pleine puissance. Nous ambitionnons de convaincre un million de clients d’ici 2020. » Reste à savoir si les consommateurs seront prêts à payer en plus pour Lydia Premium qui se rajoute aux frais bancaires qui ont déjà augmenté ces dernières années. 

 

 

 

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