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Lytess parie sur la cosmétotextile

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Cette PME française, qui fabrique chaque année plus d’un million de bas ou collants amincissants ou hydratants, ne manque pas de projet. Avec un nouveau PDG, mais surtout des innovations… sur un marché porteur.  

Bruno de Lalande, Président Directeur Général Lytess
Bruno de Lalande, Président Directeur Général Lytess

«Les textiles et vêtements s’ouvrent désormais vers de nouveaux horizons», promet Bruno de Lalande, Président Directeur Général Lytess. Les techniques de microencapsulation, développées à partir des années 80, permettent en effet d’envelopper des liquides dans des membranes qui les isolent, les transformant en de minuscules réservoirs étanches. Les premières applications n’apparaissent qu’à la fin des années 90, avec, par exemple, le «Carré» parfumé d’Hermès. Depuis, les utilisations se diversifient et s’affinent. «Et de nombreux protocoles de tests prouvent que ça marche», assure Bruno de Lalande. A tel point que Lytess est devenue en dix ans leader mondial du cosmétotextile.

 

Au premier semestre 2013, cette société fondée en 2003 par Philippe Andrieu a pourtant connu quelques difficultés. A la demande de Sofimac, le fonds de capital développement qui a pris le contrôle de l’entreprise après plusieurs augmentations de capital, Bruno de Lalande, cinquante-trois ans, prend alors la présidence de l’entreprise. Cet ancien cadre de Descamps et Lejaby, passé par Colgate et VF Corporation (Wrangler, North Face.. .) supprime rapidement 14 postes sur 37 dans les fonctions support au siège de Fondettes, près de Tours (Indre-et-Loire). Sans toutefois toucher aux cinquante salariés de l'usine de Monastir (Tunisie), ouverte en 2010. La baisse de la consommation et les problèmes de santé de Philippe Andrieu avaient en effet entraîné un sérieux recul du chiffre d’affaires, passé de 13 millions d'euros en 2011 à 11 millions un an plus tard. «Mais tous les indicateurs démontrent que nous repartons de l’avant», assure Bruno de Lalande, qui vise notamment le développement à l’international.  

Il est vrai que Lytess, qui travaille notamment pour L’oréal et distribue ses produits en pharmacie et parapharmacie, compte  dans sa gamme une quarantaine de références performantes. Par exemple, avec son dernier «Pantacourt Minceur de nuit» qui offrirait en dix nuits seulement « des résultats exceptionnel».

Et Lytess pourrait prochainement entrée dans le domaine de la beauté avec des masques anti-âge et s’attaquer à ce que son PDG appelle la «bobologie, des produits pour soulager les petits «bobos». Et toujours avec cette technique de la micro-encapsulation.

 

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