Marchés

Malgré des turbulences, les PGC limitent la casse

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BILAN Circuits, marchés, prix… LSA vous propose, en partenariat avec Nielsen, de revenir sur les performances détaillées des PGC, qui ont fait mieux que prévu. Zoom sur les données clés d’une année 2017 marquante à bien des égards.

pgc

MÉTHODOLOGIE

Les chiffres s’entendent en cumul annuel mobile à fin 2017, tous circuits confondus : hypers, supers, SDMP, drive, proxi sur une base de 880 000 références PGC, dont 260 000 codes actifs.

Entre le scandale du fipronil, la tenue des États généraux de l’alimentation, la pénurie de beurre ou l’affaire Lactalis, l’agroalimentaire a été sous le feu des médias en 2017, et pas sous son meilleur jour. De quoi renforcer encore la défiance des consommateurs. Si l’on pouvait de ce fait redouter des conséquences sur le plan économique, le scénario d’une deuxième année dans le rouge en volume pour les PGC ne s’est pas réalisé. Au final, malgré des semaines et des mois erratiques, le secteur clôture l’exercice sur un meilleur bilan que 2016. Selon les données Nielsen publiées en exclusivité par LSA, la croissance se fixe à 1,5% en valeur et à +0,5 % en volumes unité de consommation (UC), en CAM à fin décembre 2017. Pas glorieux mais pas catastrophique non plus. « Les Français ne sont pas dans une logique de déconsommation mais ils sont de plus en plus dans une consommation alternative tant au niveau de leur alimentation que des circuits. La concurrence des spécialistes du bio, du frais, des discounters… est de plus en plus nette», souligne Laurent Zeller, PDG de Nielsen France. Ce sera l’un des nombreux sujets à suivre en 2018. La compétitivité de l’offre capitale Car l’actualité promet d’être très riche. Alors que le gouvernement finalise son projet de loi sur les relations commerciales, les questions sont d’ores et déjà multiples: la hausse de 10% du seuil de revente à perte va-t-elle s’appliquer? Bénéficierat- elle aux filières? Les enseignes les plus compétitives en prix garderont-elles leurs avantages? La guerre des prix va-t-elle se déplacer sur les MDD? Quelles conséquences aura l’encadrement des promos sur le business des enseignes, sachant qu’aujourd’hui 21% des ventes sous prospectus disposent d’une mécanique promo supérieure à 40%, donc sont au-dessus du plafond des 34%? «Ce qui est sûr, c’est que si les règles du jeu sont les mêmes pour tous, la compétitivité de l’offre sera plus que jamais cruciale», conclut Emmanuel Fournet, directeur analytique des services à la distribution de Nielsen France.

ÉCONOMIE : UN LÉGER MIEUX PAR RAPPORT À 2016

Chiffres 

  • 106 milliards d'euros : le chiffre d’affaires 2017 du total PGC-FLS (tous circuits)

Ce qu'il faut retenir

  • Malgré le pessimisme ambiant, le bilan 2017 pour les PGC-FLS s’est révélé finalement meilleur que celui de 2016. La valorisation est au rendez-vous mais la croissance en volume est faible.
  • À + 4,4 % en valeur et + 3,3 % en volume, la semaine de Noël a permis de sauver les meubles. Sans cela, les volumes auraient été stables. 
  • Malgré le succès du Black Friday, le non-alimentaire reste en grandes difficultés avec un CA en recul de 2,4 %, dont - 3,6 % pour la maison, - 2,6 % pour les loisirs et - 1,1 % pour le textile.

Prix-Promos : Vers une redistribution des cartes ?

Ce qu'il faut retenir

  • Si la déflation tend à se calmer, les grandes marques continuent d’être fortement touchées par la baisse des prix, et ce pour la cinquième année consécutive. 
  • En HM + SM, le chiffre d’affaires sous promo stagne à 21,6 %, avec un recul pour les grands groupes. 
  • À noter qu’en drive, en revanche, il est en croissance à deux chiffres (+ 16,6 %). L’année 2017 restera celle du grand retour des MDD en prospectus. Tendance qui pourrait se confirmer en 2018.

Chiffre 

  • 21,6% : Le poids du CA sous promo en HM + SM, à + 0,1 pt vs 2016

Marchés : L’avènement du mieux-manger

Ce qu'il faut retenir

  • Le DPH continue sa descente aux enfers avec un recul en valeur plus important qu’en 2016. C’est le premier contributeur (82 %) aux pertes des PGC. 
  • Le frais non laitier a soutenu à hauteur de 35% la croissance globale des PGC. Une tendance continue depuis dix ans. 
  • Les boissons (bières, boissons sans alcool plates, eaux…) ont généré 37% des dépenses supplémentaires, suivies par le snacking (19 %).

Offre : Des innovations moins percutantes

Ce qu'il faut retenir 

  • L’année 2017 ne restera pas dans les annales en termes d’innovations. Ces dernières se sont révélées plus nombreuses mais ont généré chacune moins de CA, alors que l’an passé Nutella B-Ready avait explosé les compteurs (33,4 M €). 
  • Les lancements dans l’univers du bio se sont multipliés. Parmi eux, celui des tablettes de chocolat Côte d’Or bio, qui se hisse parmi les meilleurs lancements de cet univers (2 M €). 
  • En vingt ans, l’offre PGC a quasi doublé (186 contre 100 en 1997), mais le rendement à la référence, lui, a baissé (89 contre 91 en 2007).

Chiffre

  • 2,8% : Le poids des innovations observé en moyenne sur le CA hors MDD des catégories PGC-FLS en 2017, contre 2,9 % en 2016

Circuits : Une concurrence de plus en plus diverse

Ce qu'il faut retenir 

  • Le drive reste le circuit le plus dynamique, suivi par la proximité urbaine, qui continue de recruter (taux de pénétration de 39,1 %, + 1,8 point).
  • En recul en 2016, les SDMP ont renoué cette année avec la croissance, grâce notamment à un très bon quatrième trimestre – toujours l’effet Lidl. 
  • À noter l’émergence des circuits alternatifs, comme les spécialistes bio (+ 16 %) ou frais de type Grand Frais (+ 7 %), qui recrutent et font de plus en plus d’ombre à la GSA.

 

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