Marchés

Malgré la canicule, les PGC soldent le 1er semestre 2017 sur des performances peu brillantes

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Grâce aux 15 jours de canicule, le secteur des PGC affiche sur le mois de juin 2017 de très belles performances. Sur le 1er semestre, les tendances restent cependant modestes avec une évolution en valeur de + 1,2 % et une totale stabilité des volumes. 

L'effet météo a joué à plein en juin mais cela n'aura pas suffit à faire décoller les ventes sur le 1er semestre
L'effet météo a joué à plein en juin mais cela n'aura pas suffit à faire décoller les ventes sur le 1er semestre

Après un très mauvais mois de mai (-1,2% en CA), les performances globales pour le secteur des PGC sont très bonnes en juin 2017, à + 2,7% en valeur, soit la deuxième plus forte progression après avril 2017 (+ 3,4 %), selon le bilan mensuel d'IRI. De belles performances à mettre en perspective avec la base de comparaison de juin 2016, qui était basse (-0,6%). " Juin 2016 avait été assez exécrable. Nous avons eu une période de canicule de près de 15 jours cette année. D’après les travaux menés avec WeatherNews, nous pouvons estimer l’effet météo autour de 1,5% sur la période. Ne resterait alors qu’une croissance de l’ordre de 1%, assez en ligne avec la situation des marchés depuis le début de l’année", souligne IRI.

La deuxième plus forte progression en valeur après avril 2017

Les principaux bénéficiaires de l’embellie sur la période sont naturellement les boissons sans alcool (+ 16,1 %) avec des progressions exceptionnelles pour les eaux aromatisées (+57%), les boissons à base de thé (+36%), les sirops (+28%) ou encore les eaux plates et gazeuses (+27% et +25%). Mais aussi les bières dont la dynamique intrinsèque est renforcée par les niveaux de températures très élevés (effet météo de 10%). Sans oublier les glaces (+40%) et quelques produits du DPH : les brumisateurs (ventes multipliées par 3,2 !), les produits solaires (+42%) et même les insecticides (+29%). Au rang des victimes de la canicule : l’épicerie sucrée (-3,6 %) et tout particulièrement la confiserie (-11%) et la biscuiterie (-5%); les surgelés salés (-10%). 

"Du côté des circuits, tous profitent assez uniformément de cette manne céleste et voient leurs performances s’améliorer de l’ordre de 2 points par rapport aux tendances des 5 premiers mois", précise IRI.
 
Les boissons, premiers bénéficiaires de l'effet météo

 

La bonne santé enregistrée sur les marchés PGC s’accompagne d’une croissance générale de l’activité en Hypermarchés et supermarchés (+1,9%). Les vins tranquilles qui étaient « stables + » depuis le début de l’année enregistrent un +4% sur la période. Les produits à poids variables affichent un +3,3 % avec un +8% sur les fruits et légumes mais aussi un +7% sur la charcuterie-traiteur. Sur le non alimentaire, les tendances de fond se maintiennent (-3,4%) avec des évolutions très différenciées sur les différents rayons, là aussi, souvent en raison de la météo : Les ventes de climatiseurs ont littéralement explosées (multiplication des ventes par 5) ; celles des piscines ont progressé de 120% ; celles des articles de camping de 27% mais aussi +40% pour le charbon de bois. Le marché du bricolage et de la décoration a chuté de près de 10%. Alors que le marché de la télévision subit de plein fouet les contre-effets des résultats liés à l'Euro de foot et voit son chiffre d'affaires diviser par deux en juin comme depuis le début de l'année. 

 
Le non-alimentaire toujours à la peine

 

A l'heure du bilan du 1er semestre, et malgré ou grâce à la canicule et à ce bon mois de juin, les PGC terminent ce premier semestre tout juste à l’équilibre en volume et en faible croissance en termes de CA (+1,2%). "Ces résultats sont (hélas) assez proches de nos prévisions faites en début d’année et ce, en dépit d’un effet météo positif supérieur à 0,5%", commente IRI. Avant de poursuivre " les principales tendances observées l’an dernier se confirment et même de temps en temps s’amplifient : très grandes difficultés du DPH, des surgelés salés et de la crémerie; Très bonne santé des bières ; développement du frais non laitier, et plus spécialement des produits traiteur soutenus notamment par le boom de l’offre végétarienne et la multiplication de l’offre snacking (salades fraîches notamment) et donc globalement par l’innovation, qui continuent de jouer un rôle prépondérant dans la dynamique du rayon".

 
Un premier semestre tout juste à l'équilibre en volume
 

 

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