Manifestation parisienne contre l'ouverture illégale le dimanche

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L'intersyndicale du commerce, le Clic-P, dénonce les ouvertures illégales des supérettes tous les dimanches et lundis à Paris

Dimanche

Plus d'une centaines de personnes ont manifesté jeudi devant les grands magasins parisiens contre l'ouverture illégale des commerces les dimanches et pour réclamer l'encadrement des ouvertures nocturnes.

Le Clic-P (intersyndicale qui regroupe les syndicats du commerce de Paris CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD) dénonce "les ouvertures illégales des supérettes tous les dimanches et lundis à Paris". La législation permet aux commerces alimentaires d'ouvrir le dimanche jusqu'à 13H00 et, à Paris, un arrêté préfectoral exige un jour de fermeture hebdomadaire le dimanche ou le lundi.

Le Clic-P demande aussi un encadrement des horaires d'ouverture après 21 heures et du traitement des salariés.

"Il faut la même règle pour chacun", exige Houman Ahmadi, délégué syndical CFTC.

"Tous les magasins qui sont à la lisière du périmètre défini par la loi et dans lequel les commerces peuvent ouvrir des dimanches, font pression pour bénéficier eux aussi du dispositif", a déclaré Karl Ghazi, secrétaire général de la fédération commerce CGT.

"Si on ne bouge pas, cette tache d'huile va se répandre et il deviendra très difficile de limiter ce qui sera devenu la norme", ajoute le syndicaliste, évoquant "le double jeu des pouvoirs publics".

"On ne peut pas résoudre le problème enseigne par enseigne, en raison de la concurrence. Nous demandons des négociations sanctionnées par un texte réglementaire préfectoral assorti d'une garantie des pouvoirs publics que le texte soit appliqué", dit M. Ghazi.

Pour François Manesceau, délégué FO, "les salaires sont tellement bas que les salariés demandent à travailler le dimanche pour toucher les primes nocturnes, ce qui participe à la course à l'ouverture le dimanche". Sur sa veste un autocollant : "Salariés bradés, dimanches sacrifiés et horaires décalés, temps partiel imposé, c'est assez !"

La loi du 10 août 2009 a élargi les dérogations au repos dominical dans les zones touristiques, et créé des "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (PUCE) dans des unités urbaines de plus d'un million d'habitants, où les dérogations sont accordées par le préfet. Elle s'appuie sur le principe du volontariat.

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