Manuel Valls : «Personne n’a d’intérêt à nourrir le mouvement de déflation »

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Dans une interview à l’hebdomadaire Actuagri, le Premier ministre estime que la déflation ne fait que des perdants, et qu'elle menace l'activité économique et donc l'emploi. Il précise que le gouvernement est prêt à agir si des pratiques commerciale s’avèrent abusives.

Le Premier ministre suit de près les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs
Le Premier ministre suit de près les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs© Portail du Gouvernement

Le Premier ministre, qui avait déjà été interpellé par les lobbies de fournisseurs juste avant l’été sur la guerre des prix, vient de s’exprimer pour la première fois publiquement dans l’hebdomadaire Actuagri sur la question de la déflation des produits agricoles et alimentaires. «Il s’agit d’une spirale perdant-perdant. Perdant pour les producteurs agricoles et les industries agroalimentaires, perdant pour les enseignes de la grande distribution et perdant à long terme pour les consommateurs aussi si le tissu économique se déchire. Personne n’a d’intérêt à nourrir le mouvement de déflation qui menace l’activité économique et donc l’emploi. »

«Le gouvernement décidé à sanctionner… »

Le premier ministre semble suivre aussi de près les relations commerciales en cours. « A la veille du début des négociations tarifaires pour 2015, Emmanuel Macron et Stéphane Le Foll vont recevoir les représentants des enseignes de la grande distribution et de leurs fournisseurs agroalimentaires. Ils vont leur rappeler ces risques et leurs conséquences. Mais ils vont aussi leur redire que le gouvernement est décidé à appliquer toutes les dispositions de la loi Hamon pour sanctionner les pratiques commerciales abusives, et prendre en compte la volatilité des cours des matières premières agricoles ».

Emmanuel Macron et Stéphane Le Foll ont convoqué les enseignes, mais la date ne semble pas avoir encore été fixée. Rappelons que les fournisseurs doivent envoyer leur tarif le 30 novembre – sauf cas particulier – les négociations se clôturant fin février. Les enseignes devraient rappeler aux ministres la crise de croissance en France, la hausse de la fiscalité sur les ménages et la baisse du pouvoir d’achat, qui nuisent à la consommation, tandis que les fournisseurs exposeront les conséquences sur leur activité de la baisse des prix.

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