Marisol Touraine enterre la vente de médicaments en grande surface

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Dans un courrier adressé au député de la Manche, Stéphane Travert, et en réponse aux inquiétudes de l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO), la ministre de la santé Marisol Touraine a réaffirmé que « le Gouvernement n’envisage pas de faire évoluer la législation pour la vente de médicaments par des enseignes de grande distribution. » Et enterre ainsi de manière écrite la possibilité pour les parapharmacies de GMS de distribuer ces produits.

Marisol Tourraine

Le débat avait repris début 2013, suite à une campagne publicitaire d’Edouard Leclerc. Et aussi depuis que Najat Vallaud-Belkacem et Benoît Hamon s’étaient prononcé en faveur de la vente de tests de grossesse dans les rayons, donnant une lueur d’espoir à la grande distribution d’une ouverture du marché. A ajouter au rapport intermédiaire de l’Autorité de la concurrence qui s’était prononcé en faveur d’une telle décision.

Mais la ministre argue que « la législation française sécurise la chaîne pharmaceutique du médicament à toutes ses étapes, de sa fabrication à sa dispensation.» Et que la délivrance de médicament « n’est pas uniquement soumise au seul critère du diplôme de docteur en pharmacie ou de pharmacien », comme l’avance Edouard Leclerc, « mais à un ensemble de critères », qui garantissent la sécurité de l’acte de distribution.

Elle clôt donc de manière officielle ce débat qui dure depuis plus de 20 ans - tout comme l’avait fait les précédents gouvernements – et qui devrait normalement ressurgir un jour ou l’autre…

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