Mauvais démarrage pour les contrats de génération

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Michel Sapin, ministre du Travail, admet le mauvais démarrage des contrats de génération
Michel Sapin, ministre du Travail, admet le mauvais démarrage des contrats de génération

Les contrats de génération seraient-ils, comme l'inversion de la courbe du taux de chômage, une chimère? Les premiers chiffres livrés par le ministère du Travail semblent l'attester. 20 000 aides à l'embauche ont été demandées en neuf mois, contre les 75 000 attendus à la fin mars. "J'entends que ça ne décolle pas, mais le contrat de génération a neuf mois, c'est relativement court, a convenu Michel Sapin lors d'une visite d'usine Clarins vendredi dernier. Il y a des difficultés, c'est vrai, mais dans les grandes entreprises et celles de moins de 50 salariés, ça marche très bien". De fait, plus de 90% des contrats de génération se concentrent dans les entreprises de moins de 50 salariés. Dans les structures de 50 à 300 salariés, c'est plus compliqué (un accord avec les syndicats est nécessaire), d'où la demande du gouvernement "d'accélérer les accords". "Seul un tiers de salariés des entreprises de 50 à 300 salariés sont aujourd'hui couverts par un accord de branche, c'est insuffisant", a souligné Michel Sapin. Se refusant à toucher au principe du contrat de génération -l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans en CDI contre le maintien dans l'emploi d'un senior de plus de 57 ans-, le ministre a juste concédé que la limite d'âge de 26 ans pourrait être repoussée à 30 ans. Dans la grande distribution alimentaire, 30 000 contrats de génération ont été signés, dont beaucoup non aidés.

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