Merci à l'esprit de Noël

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Le pourcentage des Français qui passeront Noël chez eux,
c’est presque 10 points de moins que l’an dernier, mais ça reste
la règle. 22,5 % le fêteront ailleurs en France, et un petit 6,8 %
à l’étranger. À noter qu’il reste 11,5 % d’indécis.
Le pourcentage des Français qui passeront Noël chez eux, c’est presque 10 points de moins que l’an dernier, mais ça reste la règle. 22,5 % le fêteront ailleurs en France, et un petit 6,8 % à l’étranger. À noter qu’il reste 11,5 % d’indécis.

Sacrés ! Dinde, foie gras, bûche et autres mets festifs ne seront pas sacrifiés sur l’autel de la crise. Bien au contraire ! On rognera probablement sur le cadeau du vieil oncle ou du grand cousin, mais en aucun cas sur le menu des fêtes de fin d’année. Selon notre sondage exclusif LSA mené par Toluna, les Français ont bel et bien l’intention de festoyer un peu plus qu’à l’habitude – jusque-là rien que de très normal –, mais surtout un peu plus que l’an dernier. Deux mois avant le jour J, si 52,1% déclarent qu’ils dépenseront autant que l’an passé, 11,1% ont décidé de se lâcher. Ce qui gonfle le budget global de 8,1% par rapport à l’an dernier, à 149,99 €.

Méthodologie

Le sondage Toluna www.quicksurveys.com a été réalisé par internet en France, le 1er octobre 2014, auprès d’un échantillon de 2 000 personnes de 18 ans et plus. Les résultats ont été redressés pour être représentatifs de la population en termes de régions, sexes et âges (dispersion des professions).

 

Les marques nationales, dont l’attractivité se confirme de mois en mois portée par la baisse des prix, seront-elles les premières et les seules à en profiter ? Elles ont déjà la préférence de 22,5% des sondés (12,1% pour les MDD). Mais plus que jamais, le choix se fera en rayons pour 65,3%.

Rush à partir de mi-décembre

Difficile d’acheter son saumon ou sa dinde trois mois avant le jour J. Pas impossible, puisque près de 14% disent qu’ils commenceront leurs achats alimentaires en novembre, mais rare…

En toute logique, les courses pour les repas de Noël se feront principalement en décembre, avec, pour près de la moitié, juste quelques jours avant.

 

 

La fête un peu moins folle au pied du sapin

« Les repas de réveillon restent une priorité pour les Français, même si les consommateurs seront très attentifs aux promotions dans les rayons alimentaires en décembre », confirme Philippe Guilbert, directeur général de Toluna. Bref, de quoi permettre, malgré la pression déflationniste qui fait toujours rage, au secteur des PGC de finir l’année, si ce n’est en beauté, au moins sur une note positive. Un grand merci donc aux consommateurs et à l’esprit de Noël.

L'avis d'expert : Philippe Guimbert, directeur général de Toluna : 

« Dès novembre, de nombreux acheteurs vont commencer leurs achats en comparant plus encore les offres commerciales en magasins et sur internet. Avec une logistique de livraison de plus en plus efficace et diversifiée, les sites d’e-commerce sont de plus en plus incontournables. Mais les autres circuits ont chacun leurs arguments pour attirer aussi la clientèle, à condition de proposer des bonnes affaires ou de belles mises en avant pour déclencher l’achat coup de cœur. »

 

Au pied du sapin, la fête sera un peu moins folle. Le budget moyen décroche de 8,7%, à 192,85 €. Les Français achèteront-ils moins de cadeaux ou simplement des présents moins chers ?

L’histoire ne le dit pas encore. Toujours est-il que – il y a une justice – ce sont les adultes qui devraient être moins gâtés (27,3% dépenseront moins) et, dans une moindre mesure, les enfants, encore que 21,2% réduiront tout de même la voilure de 10 à 20%.

Dans la hotte du père Noël, on retrouvera des jouets évidemment, mais aussi des produits high-tech comme s’il en pleuvait, des tablettes, mobiles, et quelques montres et bracelets connectés pour les plus branchés. Des joujoux du XXIe siècle à retrouver et à découvrir entre autres idées de menus et de cadeaux dans cette large sélection confectionnée par la rédaction de LSA. 

Par rapport aux fêtes de l’an dernier, prévoyez-vous de dépenser…

Pas de sacrifice en vue du côté de l’alimentaire. Plutôt l’inverse même. Avec un budget moyen prévisionnel en progression de plus de 8%, ce poste reste préservé, voire même augmenté pour certains. Dans le détail, plus de la moitié prévoient de dépenser autant, environ 20% moins que l’an passé et environ 10% plus que l’an dernier.

 

Un budget en hausse notable

150 € : le montant moyen (exactement 149,99 €) du budget alimentation/boisson prévisionnel pour les fêtes 2014 (+ 8,1% versus fêtes 2013).

 

Florence Bray

 

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Article extrait
du magazine N° 2339

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