Mesures contre le gaspillage alimentaire : Auchan évoque « un timide premier pas »

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Auchan se félicite des mesures adoptées à l'Assemblée nationale contre le gaspillage alimentaire, mais souligne qu’elles ne s’attaquent pas aux principales causes.

La grande distribution n'est responsable que de 6 à 9% du gaspillage alimentaire.
La grande distribution n'est responsable que de 6 à 9% du gaspillage alimentaire.
A la remise du rapport Garrot sur le gaspillage alimentaire et face à la mise en avant médiatique de la mesure portant sur l’interdiction de jeter les invendus, de nombreux distributeurs comme Carrefour ou encore E.Leclerc avaient fait part de leur incompréhension. Pourquoi stigmatiser la grande distribution alors que cette dernière fait partie des bons élèves ? La FCD avait même rappelé dans nos colonnes que le but même d’un distributeur consiste à vendre ses produits et de limiter les pertes ! 
 
Désormais, ladite mesure a été adoptée par l’Assemblée Nationale et désormais toutes les grandes surfaces de plus de 400 mètres carrés devront donner leurs invendus alimentaires à des associations. Suite à cette décision, Auchan a lui aussi tenu à rappeler dans un communiqué que cela fait 20 ans que des solutions ont été trouvées pour donner une deuxième vie à ses invendus : « Auchan se réjouit de l’adoption d’amendements « interdisant de jeter » les produits alimentaires encore consommables. Cette nouvelle réglementation rendra obligatoire des pratiques mises en place avec succès par l’enseigne il y a plus de 20 ans mais ne s’attaque pas aux principales causes du gaspillage alimentaire. »
 
Des acteurs majeurs oubliés
 
Le distributeur nordiste souligne également que face au gaspillage alimentaire, tous les acteurs doivent se mobiliser et que certains acteurs ont été oubliés (cantines scolaires, restauration collective, monde industriel, EHPAD gérés par les collectivités…). « Ce premier pas dans la bonne direction doit en appeler d’autres et Auchan s’engage à accompagner toutes les différentes initiatives qui pourraient être prises par les autorités publiques (réflexion sur les dates de péremption, les obligations de calibrages des fruits et légumes,  campagne de sensibilisation des jeunes publics…)», conclut le distributeur.
 
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