Michel Collin, Teisseire : D'abord rétablir la sérénité

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Un statut modifié, des administrateurs débarqués, une guerre fratricide qui n'en finit pas C'est dans ce climat houleux que Michel Collin a pris la direction générale de l'entreprise familiale.

Rumeurs, intrigues, coups de théâtre L'histoire des sirops Teisseire ressemble à un vaudeville. Déchirée depuis plusieurs années par un conflit familial, la saga mouvementée de l'entreprise grenobloise s'est soldée il y a deux semaines par le débarquement de Dominique Reynaud, ex-président de Teisseire, et la nomination de Michel Collin au poste de directeur général.

À peine installé, le voilà déjà parti à l'attaque. « Non, Teisseire n'est pas à vendre ! rappelle-t-il devant les salariés inquiets. Ma mission est de pérenniser et de développer l'entreprise. » Ce sera le premier acte. Pour la suite, il faudra attendre les résultats de l'audit qui vient d'être lancé.

Dresser un état des lieux pour ensuite définir quelle stratégie suivre, Michel Collin n'attend que cela. « Il s'est dit tellement de choses, il y a eu tellement de polémiques » Pendant que les frères ennemis - Éric et Dominique Reynaud - continuent de s'entre-déchirer en coulisse, lui est déjà sur scène. « Il faut que je m'impose très vite comme le dirigeant de Teisseire et que j'emmène l'ensemble de l'entreprise », explique-t-il.

L'homme, qui a travaillé pendant dix ans chez Whirpool, possède une solide expérience dans le management et les relations avec la grande distribution. Le développement des marques, il connaît aussi. C'est même en grande partie pour cela qu'il a été appelé. Interrogé sur ses chantiers prioritaires, il prévient : « Je n'ai pas l'intention de tout bousculer et encore moins de prendre de virage à 180°. » Figurant parmi les tout premiers producteurs de sirops au monde, numéro un en France (35,1 % de PDM), Teisseire, qui a dégagé en 2001 un chiffre d'affaires de 147 M EUR pour un bénéfice net de 784 000 EUR (contre 21 8 000 EUR en 2000), va bien. Michel Collin l'admet lui-même : « Finalement, mon souci premier est que l'entreprise travaille normalement »
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Article extrait
du magazine N° 1784

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