Michel-Edouard Leclerc entre dans le débat viande de cheval et dénonce "les magouilles" du secteur

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VIDÉO Jusqu’ici et comme l’ensemble des distributeurs, le président des Centres Leclerc était resté très discret sur le sujet de la viande de cheval. C’est un autre sujet, celui d’une accusation de tromperie d’un éleveur envers l’un de ses magasins, qui l’a amené à aborder le sujet.

Lors d’une interview réalisée en fin de journée sur les ondes de RTL, Michel-Edouard Leclerc n’a pas été tendre avec la chaîne agroalimentaire : "On s'aperçoit qu'il y a des magouilles terribles dans ce secteur et tout le monde se retranche un peu derrière le « acheter français »; mais apparemment ce sont des sociétés françaises aussi qui sont à l'origine de ces magouilles". S’il relativise l’ampleur de la fraude -"c'est des magouilles qui concernent 1.000, 2.000 tonnes de marchandises par rapport à des millions et des millions de tonnes qui sont commercialisées"- il soutient Guillaume Garot, ministre délégué à l’agroalimentaire, dans sa démarche d’imposer des sanctions pénales et de revoir la réglementation sur l’étiquetage.

Pas de fraude sur la viande de vache

Mais le sujet de l’interview porte sur la réponse qu’il donne aux accusations de Joël Limousin, vice-président de la FNSEA, sur un supermarché Leclerc de Bretagne qui aurait vendu comme viande de vache des morceaux issus de vaches laitières, de moins bonne qualité. "Je peux démentir complètement ce que cet éleveur dit", affirme Michel Edouard Leclerc, documents à l’appui. "L'éleveur a été payé au prix de la viande bio, et pas de viande laitière. Elle a ensuite été transformée en steak bio et vendue comme tel". Avant de s’interroger sur le timing de cette accusation, en pleine ligne droite avant la fin des négociations commerciales.


"Je peux démentir complètement ce que cet... par rtl-fr

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