Michel-Edouard Leclerc souhaite l'ouverture d'une "commission d’enquête sur les origines de l’inflation"

|

VIDÉO “La moitié des hausses demandées ne sont pas transparentes, elles sont suspectes", a affirmé ce jeudi 30 juin Michel-Edouard Leclerc sur le plateau de BFMTV.

Michel-Edouard Leclerc est le président du comité exécutif des magasins E.Leclerc.
Michel-Edouard Leclerc est le président du comité exécutif des magasins E.Leclerc.© VASSAL Pierre

Alors que l'inflation accélère encore en France au mois de juin, Michel-Edouard Leclerc s'interroge sur la responsabilité de certains industriels. “La moitié des hausses demandées ne sont pas transparentes, elles sont suspectes, a affirmé ce jeudi 30 juin Michel-Edouard Leclerc sur le plateau de BFMTV. J’aimerais bien que les députés ouvrent une commission d’enquête sur les origines de l’inflation, sur ce qu’il passe sur le front des prix, depuis les transports et les marchés des matières premières, jusqu’au consommateur."

"Cela concerne surtout des marchés internationaux, quand vous voyez [...] des factures de transport en augmentation de 15 %, 20 %, 30 %, notamment sur les prix des containers qui ont augmenté de 30 %, et qu’en même temps des entreprises de transports sortent des bénéfices par milliards l’année dernière... On voit bien que ce n’est pas l’indisponibilité des containers qui a fait que ce qui est rare est cher", soulève le président du comité exécutif des magasins E.Leclerc.

"L'Ukraine a bon dos"

Michel-Edouard Leclerc s'interroge également sur les raisons de l'augmentation de certaines matières premières, comme le chocolat. “Quand vous avez des fabricants de produits à base de chocolat et de cacao qui invoquent l’Ukraine pour une augmentation de 15 % des tarifs, sur les confiseries ou les barres chocolatées, je parle ici de Nestlé, de Mars... Il ne faut quand même pas déconner, on est sur l'autre continent pour le chocolat et le cacao. On peut comprendre qu’il y ait des hausses des prix de l’énergie, du coût de transport, [...] mais l’Ukraine a bon dos”, tranche-t-il. 

Concernant la pénurie d'huile de tournesol, Michel-Edouard Leclerc pointe aussi les professionnels de ce secteur. "À la télévision française, vous avez pu voir l'année dernière des publicités de grandes marques d’huiles de tournesol qui se vantaient [de produire] une huile franco-française, contextualise-t-il. Et maintenant, on me dit : “on va te livrer, mais il faut augmenter de 34 % le prix d’acquisition et dans ces conditions-là, on asséchera tes concurrents en te donnant 130 % de ta demande”. 

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter