Marchés

Michel-Edouard Leclerc prend position sur les dossiers Doux, Fralib et Bigard

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Le président des Centres Leclerc indique sur son blog qu’il entend soutenir, comme Serge Papin, président de Système U, la solution de la reprise du site Fralib-Unilever de Gémenos par la société Sibell. «Il y a un projet de SCOP dans laquelle les salariés apporteraient en capital une partie des indemnités payées par Unilever. Nous avons été sollicités pour scénariser l’accompagnement d’un tel projet. Il s’agissait d’y faire fabriquer des sachets de thé à nos marques de distributeur. Nos adhérents ne croient pas que le marché soit suffisant pour garantir l’emploi ne serait-ce que de cinquante personnes ». Il estime en revanche que la fabrication de chips MDD que propose Sibell repose « sur un marché autrement plus important que celui du thé ». Il a convenu avec le cabinet d’Arnaud Montebourg de regarder le dossier de près, mais considère, comme Serge Papin, que « d’autres distributeurs ouvrent leur débouché ». 

Sur le dossier Doux, le patron des Centres Leclerc observe que «les banquiers et les conseillers d’Arnaud Montebourg préféreraient tourner la page de la gouvernance familiale. Ce n’est pas à nous d’en juger. Mais pour l’heure, les Centres E. Leclerc restent fidèles, sont à l’écoute des demandes tarifaires récentes, sans préjugé aucun. Et Charles Doux a remercié publiquement le soutien de nos adhérents bretons». Vendredi, la Confédération française de l’aviculture avait appelé à la réouverture des négociations tarifaires avec les grandes surfaces, compte tenu de la situation  de la situation difficile du secteur. Et Michel Edouard Leclerc souligne que si Doux va mal, ce n’est pas le cas de LDC, ce qui prouverait que les enseignes ne sont pas la cause sur la situation financière de l’entreprise, comme d’aucuns l’avancent. Dans ses relations commerciales, il fait également état du conflit qui l’oppose à Bigard, qui a stoppé ses livraisons faute d’accord sur les tarifs. « Les hausses demandées étaient vraiment élevées !!! Depuis, tout le monde essaie de calmer le jeu. Nos adhérents ont su tirer un trait sur les mauvaises polémiques. Ils ont fait ce qu’il faut pour que les points de vue se rapprochent et que l’industriel revienne sur sa décision. On reste à l’écoute ». 

Enfin, le patron des Centres Leclerc s’insurge contre les propos tenus par Jean-René Buisson, président de l’Ania, lors de sa conférence de presse, et relatés dans LSA. « Il est de bon ton pour les lobbymen patentés de l’industrie de crier « au loup » quitte à dramatiser pour obtenir des effets de manche. J’en veux pour preuve les diatribes de Jean-René Buisson. Cibler Leclerc au top de sa popularité, cela pouvait effectivement faire le buzz sauf que personne n’a rien retenu de ses revendications principales, à supposer qu’il y en ait eu ». Il conclut ne pas voir « l’intérêt pour les industriels de chercher aujourd’hui à casser l’image de leurs clients, surtout s’il s’agit de les solliciter, demain, pour leur demander un coup de main. Peut-être que certains de nos fournisseurs, dont je pourrais rappeler les bons résultats actuels seraient-ils bien inspirés d’en toucher un mot et de rappeler à l’ordre leurs représentants dans les fédérations ».

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