Michel-Edouard Leclerc réagit aux difficultés d’Auchan, Casino et Carrefour

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Dans un post publié sur son blog, le jeudi 2 mai, le patron des centres E.Leclerc appelle les observateurs à plus de mesure sur l’analyse des difficultés de la distribution. Tout ne vas pas si mal, surtout chez les commerçants indépendants.

MICHEL-EDOUARD LECLERC

Ce n’est pas parce qu’Auchan, Casino et Carrefour sont en difficultés, que toute la distribution française tousse et que ses formats majeurs sont en périls. Voilà en substance, ce qu’explique Michel-Edouard Leclerc, président des centres qui portent son nom dans un post publié sur son blog, ce vendredi 3 mai, titré "Auchan, Casino, Leclerc, faut-il généraliser ?". Selon lui, la plupart des observateurs, la presse notamment (pas nous MEL !), voient dans les dernières annonces de fermetures (Auchan), de ventes de magasins ou de murs (Casino et Auchan) ou de plan de réduction des effectifs (Carrefour), les stigmates de "la fin d'un monde : celui des hypermarchés, et même de la grande distribution. Et si Hyper U, Intermarché ou E.Leclerc font encore la course en tête, qu'ils commencent à trembler, leur tour arrive !"

Les enseignes les plus chères qui souffrent

"Mais c'est quand même faire fi de la diversité des enseignes et des politiques commerciales, rappelle le président de la première chaîne de distribution alimentaire en France (plus de 21% de parts de marché au 17 mars 2019, NDLR). Oui, il y a des évolutions (digital, mutations de la demande…) et donc de nécessaires transformations. Mais ce n'est pas parce qu'Europe 1 a perdu des auditeurs que RTL ou France Inter vont fermer ! Et ce n'est pas parce des hypermarchés aujourd'hui jugés trop grands et inadaptés sont fermés, que chacune de ces enseignes est en péril." Bref, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier insiste Michel-Edouard Leclerc qui rappelle que bon nombre des magasins cédés par Casino ces derniers mois ont été repris par des indépendants (notamment 6 hypers Géant par Leclerc pour plus de 100 millions d'euros, NDLR) qui, eux, pensent les rendre rendre rentables, et qui conclut sur une nouvelle pique à ses concurrents en difficultés : "Comment ne pas voir que les enseignes les plus chères sont celles qui souffrent le plus ? Oui désolé, la politique de prix, plus qu'encore que les formats ou la proximité, reste un critère majeur de la performance commerciale. C'est incroyable qu'il faille le rappeler." 

Il n’y a pas de mal à se faire du bien comme dit le proverbe et à défendre le terreau sur lequel Leclerc a toujours fait son lit, les prix bas. Mais bon, chez E.Leclerc, Intermarché et U, tout n’est pas rose non plus et une partie des magasins de ces réseaux tire la langue aussi.

 

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