Michel-Edouard Leclerc : "Sommes-nous nuisibles ou profitables à l’économie française ?"

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Pour protester contre le fameux amendement 1681 de la loi Macron, actuellement examinée par l’Assemblée Nationale, qu’il juge destructeur et inepte, Michel Edouard Leclerc, président de l’enseigne du même nom, indique à LSA vouloir boycotter de concert avec Intermarché les discussions sur la filière lait qui doivent démarrer la semaine prochaine au Ministère de l’Agriculture. 

Le président des centres E.Leclerc compte boycotter les prochaines réunions de négociations de la filière lait,  de même qu'Intermarché assure Michel Edouard Leclerc.
Le président des centres E.Leclerc compte boycotter les prochaines réunions de négociations de la filière lait, de même qu'Intermarché assure Michel Edouard Leclerc.

"Il faut que le gouvernement détermine si nous sommes-nous nuisibles ou profitables à l’économie française », s’insurge Michel Edouard Leclerc pour jusifier cette politique de la chaise vide qu'Intermarché aurait aussi décidé de suivre. « D’un côté on nous demande de soutenir la filière lait, de l’autre on veut nous empêcher d’exercer notre activité dans de bonnes conditions en limitant la durée de nos contrats d’affiliation, et surtout des pactes d’actionnaires qui lient les adhérents entre eux, à 9 ans, en expliquant qu’ils seraient nuisibles à une saine concurrence." 

"ILS NAGENT EN PLEINE CONFUSION"

"Intermarché et nous, avons dit au gouvernement qu'il valait mieux qu'il sollicite la FCD pour travailler sur les produits agricoles vu que les indépendants étaient trop occupés à combattre la loi Macron !, précise Michel-Edouard leclerc. Idem pour les réunions prévues au Ministère de l'Agriculture et avec le médiateur pour le lait..."

"Les députés et élus nagent en pleine confusion et méconnaissent la différence entre un franchisé et un commerçant associé, persiste Michel-Edouard Leclerc. D’où tire-t-on qu’il faille limiter la durée d’association au sein du commerce coopératif et pas dans une grande société capitalistique comme Carrefour ? Dites-nous comment un banquier va financer un projet à 15 ans si les associés risquent de se séparer au bout de 9 ans ?" Au cœur du problème, le système de parrainage des nouveaux adhérents par les anciens serait menacé, ou à tout le moins renchéri par cette menace législative.

 

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