Michel Pazoumian mis à l’honneur, comme délégué général de Procos depuis 37 ans

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Entré en janvier 1980 à la fédération du commerce spécialisé Procos, Michel Pazoumian, qui passe le flambeau de délégué général à Emmanuel Le Roch le 1er février 2017, a été mis à l’honneur par ses pairs, et a lui-même tenu à saluer ses collaborateurs ayant partagé son enthousiasme et sa largeur de vue. Retour sur presque 40 ans de carrière dédiée au développement des enseignes. Mais aussi sur les nouveaux projets de découvertes et prises de positions de Michel Pazoumian.

Michel Pazoumian (à gauche) au côté de Marc Goguet, le créateur de Procos en 1975. C’est 5 ans après la création de la fédération pour la Promotion (et la Défense) du Commerce Spécialisé, qu’il rejoint le fondateur comme délégué général en janvier 1980. Soit 37 ans de carrière.
Michel Pazoumian (à gauche) au côté de Marc Goguet, le créateur de Procos en 1975. C’est 5 ans après la création de la fédération pour la Promotion (et la Défense) du Commerce Spécialisé, qu’il rejoint le fondateur comme délégué général en janvier 1980. Soit 37 ans de carrière. © D.B.

La fédération du commerce spécialisé Procos tenait à célébrer dignement la "transmission de flambeau" de Michel Pazoumian (67 ans), son délégué général depuis 37 ans, à son successeur Emmanuel Le Roch, entrant en fonction le 1er février 2017. Et Michel Pazoumian, de son côté, avait à cœur de rendre hommage à plusieurs de ses collaborateurs aux actions décisives dans l’évolution de la fédération qu’il a accompagnée depuis 1980. En présence de François Feijoo, président de Procos et toutes ses équipes. Cette réunion – la 370ème de la fédération - se tenait ce mardi 24 janvier 2017, à la Maison de la Chasse de la rue des Archives à Paris, son auditorium qui accueillait les très nombreux professionnels de l’immobilier commercial faisant salle comble.

Une vision urbanistique novatrice

Parmi les compagnons de carrière de Michel Pazoumian présents sur le podium, figurait Marc Goguet, le créateur de Procos en 1975 (comme PROmotion (et Défense) du COmmerce Spécialisé). Ceci, dans cette même Maison de la Chasse, et avec pour but "non pas de devenir une association d’esprit syndicaliste en lutte contre les hypers, alors en plein développement, mais bien une fédération vouée au développement de ses entreprises adhérentes". C’est 5 ans plus tard que Michel Pazoumian le rejoint en janvier 1980, comme délégué général. En apportant à la fédération, qui ne cessera d’élargir ses champs de compétence, une vision urbanistique alors très novatrice.

A l’école d’Alain Sallez de l’ ESSEC

"J’ai fait l’Essec (École supérieure des sciences économiques et commerciales), rappelle Michel Pazoumian. Mais en étant davantage passionné par l’urbanisme, que par la finance ou le marketing comme beaucoup de mes camarades". Ceci grâce à un jeune professeur, Alain Sallez, fondateur de la Chaire ESSEC d'Economie Urbaine, également au nombre des invités d’honneur de la réunion. Avant d’en apporter les profits à Procos, Michel Pazoumian avait approfondi sa connaissance de la Ville et des territoires, avec un cycle d’urbanisme à ‘‘Sciences Po’’ et comme coopérant au Ministère de l’aménagement du territoire de Côte-d’Ivoire, durant son service militaire. De 1975 à 1980, il travaillera au Bureau d'études et de réalisations d'infrastructures urbaines et d'équipement (Beture) de la Caisse des dépôts et consignations. Et interviendra comme expert auprès des sociétés d’économie mixtes des villes…

Des petits dessins aux grands desseins

Arrivé à Procos…. il dessinera beaucoup de cartes ! "Replacer les projets dans leur contexte, les inscrire dans leur environnement concurrentiel c’est mon obsession" déclare-t-il. C’est certainement cette volonté de toujours "embrasser large" qui lui fait, à l’heure de sa passation de pouvoir, saluer et remercier, en plus de Marc Goguet et Alain Sallez, d’autres artisans des grands desseins de Procos. Tels Francis Holder, PDG du Groupe Holder (Paul, Ladurée…), qui en tant qu’administrateur recruta tant d’adhérents ; Philippe Berton, directeur du développement et de la franchise Jeff de Bruges qui a notamment œuvré dans la création du Prix Procos en 1992 ; Jean-Pierre Charpentier (France Loisirs, Jacadi, Un jour Ailleurs) qui a largement contribué à la création de l’école de développeur d’enseignes Procos Négocia, dont sont sorties 15 promotions. Sans oublier Eric Ranjard, ex- PDG de Ségécé et membre du directoire de Klépierre et ancien président du Conseil national des centres commerciaux, chez qui Michel Pazoumian voit "un acteur du monde des promoteurs qui n’en a pas moins su être toujours à l’écoute des enseignes". Ni François Lemarchand, vice-président du conseil d’administration de Procos, fondateur de Pier Import puis Nature & Découvertes pour ses apports sur le très sensible sujet de la transparence des charges locatives. Le bientôt ancien délégué général de Procos a aussi rendu un hommage ému aux qualités professionnelles et humaines de son collaborateur Emmanuel de la Barre, économiste-urbaniste directeur des études de Procos et directeur général de Bérénice, entré en 1989 chez Procos, disparu en 2009.

De l’Arménie au peuple Masaï

A son tour François Feijoo, le président de Procos a salué chez Michel Pazoumian "son travail avec une passion et un enthousiasme incessants durant ces 37 ans". Qui en a fait "le porte-parole, l’avocat et la cheville ouvrière de notre maison, qui restera toujours la sienne". Michel Pazoumian a d’emblée accepté le titre de "conseiller spécial du président ". Et ne quittera pas tout à fait Procos, en continuant d’accompagner en Espagne, les équipes d’Euralia, société sœur dédiée à l'aide au développement des enseignes à l’international, dans une vingtaine de pays. Et Michel Pazoumian, est bien décidé à continuer, plus que jamais, à "voir du pays". Ayant déjà arpenté le Sahara, l’Afghanistan, le Tibet, en attendant, de découvrir bientôt le peuple Masaï, "cadeau de départ" de ses collaborateurs et amis. On sait moins que vice-président du Fonds Arménien de France, Michel Pazoumian a très largement œuvré dans le soutien de son pays d’origine. En coordonnant notamment le projet agropastoral du Tavush, diligentant l’aide d’experts français agronomes, vétérinaires ou fromagers dans la création d’une ferme d’une centaine de vaches laitières, en train d’essaimer dans le pays sous forme de coopératives. "Je veux continuer de voyager, de découvrir des peuples, de réfléchir au monde que je laisserai à mes enfants, et surtout écrire, déclare Michel Pazoumian. En adoptant toujours cette largeur de champ, ce recul, qui sont les miens». Et il a déjà la matière de 40 ans de carnets de voyages ! La prochaine prise de position de Michel Pazoumian pourrait fort se lire dans un ouvrage géopolitique…

Michel Pazoumian entouré de collaborateurs Procos, le mardi 24 janvier 2017

 

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