Michel Sapin intervient dans le débat sur le travail de nuit, suite à l'annonce de Sephora

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Le gouvernement se mèle au débat sur le travail de nuit dans les magasins. Michel Sapin, Ministre du travail, rappelle à l'ordre ceux qui enfreignent la loi.

"La loi doit être respectée, par tout le monde. On peut la contester, on peut la critiquer, on peut demander à ce qu'elle change, mais la loi doit être respectée par tous en tout lieu, dans tous les endroits de France, dans quelque domaine que ce soit." Le Ministre pose également le débat sous la forme interrogative : "Si parce que ça vous avantage, vous vous autorisez à ne pas respecter la loi, alors où va-t-on, comment va fonctionner notre société?"

"L'emploi menacé aux Champs-Elysées." C'est ainsi, sur une pleine page parue successivement dans trois quotidiens, le Figaro samedi, le Journal du dimanche hier et le Parisien aujourd'hui, que la filiale de LVMH réplique au Clic-P, intersyndicale du commerce parisien qui réunit la CGT, la CFDT, FO, la CFTC, Sud et la CGC, qui a assigné l'enseigne en référé devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour dénoncer l'ouverture du magasin des Champs la nuit.

20% du C.A. en soirée

"Notre plus grand magasin au monde, Sephora Champs-Elysées, est menacé de fermeture dès 21 heures à la suite d'une action en justice d'une intersyndicale qui a choisi d'agir contre le travail de nuit pour des raisons purement idéologiques", répond Sephora, qui exploite 300 magasins et emploie 4500 personnes en France. Et l'enseigne de rappeler que les horaires actuels du magasin des Champs-Elysées, pratiqués depuis son ouverture en 1996, rencontrent une très large adhésion parmi les salariés : 90% se sont exprimés en faveur de cette organisation du travail. "L'interdiction du travail de nuit aurait un impact significatif sur la vie du magasin, qui réalise en soirée plus de 20% de son chiffre d'affaires (...) et l'obligation de fermer à 21 heures menacerait plus de 45 emplois".

Réponse jeudi 6 décembre

La clientèle touristique serait également menacée, celle-ci représentant plus de 50% de la clientèle du soir. Sephora conclut : "à un moment où notre pays est violemment frappé par la crise et le chômage qui en résulte, la liberté du travail ne saurait être mise en cause pour des raisons administratives ou idéologiques". Le TGI devrait trancher ce jeudi. En attendant, Eric Scherrer, délégué général du Clic-P pour la CFTC juge "scandaleux le procédé de Sephora qui utilise le fait d'être une entreprise riche pour se payer des pages de pub et essayer de faire pression sur la justice". Pour mémoire,le travail de nuit concerne 7% des salariés de la grande distribution en 2011 selon le rapport social de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD).

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