Michel Sapin veut accélérer sur les moyens de paiement numérique

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Le ministre de l’Economie a appelé les commerçants, "petits et grands", à utiliser le plus rapidement possible les moyens de paiement numérique lors d’une conférence organisée par LSA le 15 octobre 2015. Avant de visiter une start-up spécialisée dans le paiement via un téléphone portable.

Le ministre des Finances Michel Sapin a dévoilé la stratégie "Moyens de paiement" du gouvernement lors de son allocution d'ouverture de la conférence "Moyens de paiement" organisée par LSA le 15 octobre 2015.
Le ministre des Finances Michel Sapin a dévoilé la stratégie "Moyens de paiement" du gouvernement lors de son allocution d'ouverture de la conférence "Moyens de paiement" organisée par LSA le 15 octobre 2015.© goodluz - Fotolia

Vous et moi poursuivons le même objectif, fluidifier les paiements pour qu’ils soient plus rapides, pratiques et sûrs pour les utilisateurs. Acteurs du commerce en ligne, de proximité ou de grande consommation, vous jouez un rôle clé, vous êtes les principaux prescripteurs et vous êtes moteurs dans le développement des innovations liées aux paiement”. Face à un public de professionnels des moyens de paiement de la grande distribution et du e-commerce, lors de la première conférence "Moyens de paiment en grande consommation" organisée par LSA*, le ministre des Finances Michel Sapin montre sa volonté sans faille que les Français basculent rapidement dans les moyens de paiement modernes,  et ne fassent plus appel aux chèques ou au paiement en espèces.

Michel Sapin espère parvenir à ses fins dans les cinq ans. Il y met les moyens. Il exhorte notamment les banques à réduire de moitié les frais pour les petits paiements par carte bancaire. Ce sont les banques qui sont maîtres du jeu en la matière. “Je suis très attentif à une mise en oeuvre concrète de cette mesure. Une autre interviendra le 9 décembre prochain : la commission interbancaire pour frais de paiement sera diminuée de 18 % et la part fixe sera supprimée. Pour un achat de 5 €, les frais ne dépasseront plus 1 centime”.

La baisse des coûts des transactions par carte

Le ministre a également exigé plus de transparence sur les frais facturés par les banques, afin que les commerçants puissent faire jouer la concurrence. Il veut également soutenir les paiements par virement (via l’Iban) ou en ligne (type Paypal).”Nous ouvrons un chantier important pour généraliser l’authentification, afin de renforcer la confiance dans ces moyens de paiement” a ajouté le ministre.

Ce chantier et d’autres sera mené sous l’égide d’un Comité national des paiements qui devrait être créé sous peu. “Le grand et le petit commerce y seront bien représentés et nous attendons qu’ils apportent des initiatives innovantes”, a ajouté Michel Sapin. La conférence LSA comptait de nombreux orateurs spécialisés, Carrefour Banque, Auchan, Ikea, Darty, tous mobilisés pour le “paiement de demain”.

Michel Sapin se fait expliquer le fonctionnement de Lydia

Après quoi le ministre s’est rendu dans une start-up, Lydia, qui développe une application sur smartphone qui est un peu la version moderne de Moneo, ou de Paypal. Cette appli se répandrait actuellement comme une traînée de poudre, avec 800 à 1000 nouveaux adeptes par jour, et elle en compte 160 000. Elle permet de payer le médecin, le restaurateur, le magasin d’habillement et pour le commerçant, elle peut se substituer à la caisse enregistreuse, une fois l’appli téléchargée sur une tablette, par exemple. Dans un magasin d’habillement, un commerçant peut accompagner le client devant le produit, et encaisser immédiatement, le client grâce à son smartphone et le commerçant gràce à sa tablette !

L’intérêt de cette application, est qu’il n’y a qu’une seule interface pour accéder à l’argent instantanément, il suffit d’avoir introduit son numéro de carte bleue”, indiquait un dirigeant. Un peu à la manière de “en un clic” d’Amazon ou du modèle Paypal. Et c’est plus avantageux pour le commerçant que la carte bancaire : les frais sont limités à 0,5 % de la transaction. Pour les particuliers, c'est gratuit, y compris pour les transactions entre particuliers.

Le ministre rembourse la moité de sa partie de golf

Le ministre s’est même prêté au jeu de rembourser la moitié d’une partie de golf à son partenaire qui l’avait payée également via un smartphone. “Je ne joue pas au golf, je préfère la piscine, mais bon”. Côté paiements en ligne, il a déjà plongé dans le grand bain. L’Etat va y trouver son compte : les chèques sont trop coûteux, les paiements en espèces peuvent parfois servir à ne pas payer la TVA. Quelques centaines de millions d’euros pourraient rentrer dans les caisses si toutes les transactions devenaient “traçables”...Mais il est vrai aussi que pour le citoyen, les facilités de paiement par mobile vont devenir de plus en plus pratiques, et se répandre, notamment chez les plus jeunes.

*Conférence organisée par LSA le 15 octobre 2015, en partenariat avec Be2Bill et Panasonic, et avec le soutien de l'Ania, la Feef, Conseil du Commerce de France et Conecs.

 

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