Micromania atteint les 200 points de vente

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Lancé il y a quinze ans, le principal réseau français de spécialistes du jeu vidéo inaugure, cette semaine, son 200e magasin à Paris, rue Caumartin. Il annonce 40 ouvertures par an.

Les enseignes de jeux vidéo passent - qui se souvient de Virtua ? De Difintel ? -, Micromania reste. Ouverte du temps des consoles NES et autres Megadrive, le réseau de spécialistes inaugure, cette fin de semaine, son 200e point de vente rue Caumartin, à Paris. Un magasin détenu en propre par l'enseigne, qui a choisi, dès le début, ce mode de développement. « Quand le concept a commencé à fonctionner, se souvient Albert Loridan, son président, beaucoup de gens nous ont contactés pour ouvrir des points de vente. Mais nous sommes restés fidèles au réseau intégré, pensant que cela permettait de réagir plus vite aux évolutions du marché. Résultat, nous sommes toujours là, alors que beaucoup de réseaux franchisés ont disparu ou se sont tournés vers la téléphonie. »

Le spécialiste du domaine

L'enseigne passe même pour être devenue la première vendeuse de jeux vidéo en France, devant Carrefour et Auchan. « C'est LE spécialiste du domaine, confirme Philippe Sauze, directeur d'Electronic Arts France. Même les Américains nous l'envient. » Il faut dire que le marché du jeu se distingue par deux spécificités qui favorisent les petits spécialistes. Le poids des produits d'occasion, d'abord (50 % du chiffre d'affaires d'une ensei-gne comme Dock Games). Seuls les spécialistes se sont organisés pour vendre et racheter des jeux de deuxième main, beaucoup moins chers que le neuf, Micromania s'engageant même au moment de la vente sur un prix de reprise (dans un délai déterminé). Deuxième atout : une clientèle de passionnés qui se ruent sur les nouveaux produits. Les spécialis-tes jouent donc à la fois le conseil - Albert Loridan présente ses vendeurs comme « des grands frères qui ne vont pas harceler le client » - et la mise en avant des grosses sorties. Un point clé, comme on le confirme chez un fabricant de consoles. « Lorsqu'un nouveau jeu sort, vous savez en quarante-huit heures s'il va marcher ou pas. C'est pour ça que ce marché est si violent, que tout le monde a en permanence le flingue à la main ! »

Prochaine étape : atteindre les 300 magasins d'ici à trois ans, avec les centres commerciaux pour cible prioritaire. « Au début, ils renâclaient pour nous accueillir. Ils ne croyaient pas en notre survie, et certains hypermarchés ne souhaitaient pas que nous nous implantions. Aujourd'hui, ce sont les centres eux-mêmes qui viennent nous chercher. En ce moment, on nous propose beaucoup de magasins de téléphonie », note Albert Loridan avec un sourire.

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Article extrait
du magazine N° 1883

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