Mode : l'inquiètude grandit après un mois de février déjà en fort recul

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Les enseignes de textile ont connu un mois de février 2020 difficile. Avec, déjà, pour les grands magasins, un effet coronavirus palpable: leurs ventes ont chuté, durant ce mois, de près de 13%. De quoi tirer la sonnette d'alarme. C'est ici la survie même de bon nombre d'enseignes, agissant dans un secteur en crise depuis plus de dix ans, qui est maintenant en jeu.

Si février a été mauvais que dire de mars alors?
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Souvenez-vous. Les magasins étaient encore ouverts. Tous les magasins, s’entend… C’était en février. Il y a trois semaines de cela. Une éternité… Les magasins étaient ouverts, donc, mais les ventes, pour les enseignes de mode et habillement, étaient déjà mauvaises…

Les enseignes de l’habillement membres de l'Alliance du Commerce, qui représente 27000 magasins et 180000 salariés dans le secteur de l'équipement de la personne, ont enregistré, à périmètre comparable, une baisse de 4,7%, internet compris, en février 2020.

Dans le détail, les rayons femme et lingerie sont particulièrement touchés, chutant respectivement de 6% et de 6,3%. Le rayon homme résiste mieux, à -1,5%, tandis que les ventes de vêtements pour enfants sont en baisse de 3,9%.

La catastrophe, déjà, pour les grands magasins

Pour ce qui est des circuits de distribution, les réseaux des enseignes de grande diffusion, composés de magasins de grande taille, généralement situés dans la périphérie des villes, sont ceux qui s’en sortent le moins mal : leurs ventes sont en baisse de 0,2%, tandis que celles des chaînes spécialisées chutent de 5,8%. Les grands magasins et les magasins populaires ont été de leur côté particulièrement touchés : la baisse des ventes y est de 12,9%, et c’est là, bien sûr, un effet du Covid-19 puisque les grands magasins réalisent une grande partie de leur chiffre d'affaires grâce à la clientèle étrangère.

Le recul n’épargne personne : les enseignes de la chaussure souffrent également avec, selon des chiffres encore provisoires, indique l’Alliance du commerce, des baisses d’1,9% dans les magasins de centre-ville et de 2,5% dans les grandes surfaces spécialisées.

Des mesures d’aides pour « survivre »

En conséquence, et alors que maintenant les magasins sont tous fermés, l’Alliance du commerce en profite pour rappeler la nécessité de prendre des mesures d'urgence, afin de « permettre aux entreprises de survivre (…). Malgré le recours au chômage partiel et les reports habituels d'échéances fiscales et sociales, les enseignes seront très rapidement confrontées à de graves difficultés de trésorerie. Les banques qui vont bénéficier de la garantie de l'État doivent rapidement accorder les prêts nécessaires à la pérennité des entreprises ». Enfin, « s’agissant du paiement des loyers et des charges locatives », l'Alliance du Commerce appelle les bailleurs « à la responsabilité, sous peine de voir disparaître une partie de leurs locataires et demande l'annulation pure et simple des loyers pour la période où aucune activité n'est possible. »

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