Marchés

Moins d’un tiers des salariés de Doux repris quelque soit la décision lundi

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

VIDÉO 510 salariés seulement sur les 1 562 que compte le pôle frais du groupe Doux devraient conserver leur emploi, selon le décompte des syndicats.

Logo Groupe Doux

Mais même ce chiffre n’est pas acquis, compte tenu de la bataille autour de la reprise des sites. L’affaire tourne en effet à un affrontement entre le groupe Doux et Sofiprotéol. Ce dernier veut bien reprendre le site de Blancafort, dans le Cher, mais à condition que celui de Pleucadeuc, dans le Morbihan, soit fermé. Les deux sites sont dédiés à l’abattage et à la découpe de dindes et fournissent une filiale de Doux, la Soprat.

Doux veut rester dans le secteur du frais

Or le groupe Doux semble vouloir conserver une activité dans ce secteur si l’usine n’est pas rachetée. Du coup, le repreneur de Blancafort se retrouverait en concurrence avec Doux ! Sofiprotéol a même conditionné son offre de reprise de Blancarfort à l’utilisation de la marque commerciale Père Dodu, qui est un actif de Doux qui ne fait pas partie des cessions. L’affaire est un peu plus simple du côté de l’offre de reprise de LDC sur les sites de Laval et Sérent. LDC est sans concurrent pour le site de Laval, et reprend les 300 salariés, mais il conditionne cette reprise à celle de Sérent où il ne veut conserver que 60 salariés.

Bataille pour Sérent

Or, ce site est convoité à la fois par Duc, qui reprendrait 127 salariés, mais aussi par l’offre conjointe de Sofiprotéol et Duc sur plusieurs sites ! Malgré le faible nombre d’emplois conservés sur ce site par LDC, les syndicats préfèrent cette offre à celle de Duc, qui ne leur paraît pas suffisamment solide pour reprendre cette activité. Axereal, dont l’offre n’est pas connue, ne s’intéresse qu’à une usine de fabrication d’aliments et un couvoir dans son fief du Cher, activités très marginales du pôle frais.

Casse-tête chinois pour les juges

Mais c’est donc à un véritable casse-tête chinois auquel vont se livrer les juges du tribunal de commerce qui rendra sa décision lundi à 15 heures. Seule certitude, le site de Graincourt, dans le Nord, va fermer le 10 septembre. Les syndicats ont dénoncé le fait que déjà, les cadenas de leurs casiers personnels ont été brisés et les casiers vidés…Venus à Quimper, les salariés se sont précipités pour lancer des oeufs sur Charles Doux, le PDG, lors de son arrivée au tribunal.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA