Marchés

Mondelez pourrait se séparer de Philadelphia

|

En pleine réorganisation, Mondelez, la branche internationale de snacking et de grignotage de Kraft, envisagerait de se séparer de son activité fromagère avec Philadelphia.

Philadelphia n'enregistre que 7 % de part de marché en France en 2013
Philadelphia n'enregistre que 7 % de part de marché en France en 2013© DR

Un raz de marée pourrait se préparer chez Mondelez. Selon une information parue dans le journal Le Monde, la branche internationale de Kraft qui regroupe les activités de snacking et de grignotage, envisagerait de se séparer de son fromage à tartiner Philadelphia. Contacté par LSA, la filiale française n'a pas confirmé ni démenti l'information.    

Rappelons que récemment, les lignes ont bougé chez le numéro deux mondial de l’agroalimentaire. Le 7 mai, il a annoncé la fusion de son activité café (marques Grand-Mère, Carte Noire, Jacobs, Jacques Vabre, Maxwell) avec le néerlandais DEMB (Maison du Café) pour créer le numéro un du café, baptisé Jacobs Douwe Egberts qui pèsera 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Mondelez recevra ainsi 5 milliards de dollars et 49 % des parts de la nouvelle entité. Parallèlement, le groupe a révélé un plan d’économie mondial de 3,5 milliards de dollars entre 2014 et 2017 qui « consiste à une gestion plus rigoureuse des coûts de fonctionnement et de la façon dont nous travaillons », indique la filiale française. Ainsi, « s’agissant de la catégorie fromage & épicerie, nous étudions la manière dont ces annonces nous impacteraient », a t-elle indiqué à LSA.

« Nous ne sommes pas satisfaits »

Philadelphia, qui connait un succès aux Etats-Unis, est arrivée en France en 2011. Pascal Bourdin, président France et Benelux de Mondelez faisait un bilan de l’activité 2013 et indiquait au Monde : « le lancement de Philadelphia en France a été réussi mais après, on s’est dispersé. Avec 7 % des parts de marché sur le segment des fromages à tartiner, nous ne sommes pas satisfaits ». Ainsi, Mondelez pourrait donc vendre cette licence à un autre industriel ou s’adosser à un partenaire pour se recentrer ainsi sur l’épicerie. D’ailleurs, des associations avec les activités de snacking de Pepsi Co pourraient être examinées. « Mondelez n’a pas fini son recentrage stratégique. Chez eux, tout ce qui n’occupe pas la place de numéro un est vendu », confie, un industriel. Philadelphia serait donc sur la sellette.

Tous les fournisseurs de rayonnage alimentaire sont sur Magasin LSA

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter