Monop’ mise sur les casiers automatiques avec InPost

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Après une phase de test dans sept magasins de centre-ville, monop’ a choisi de déployer les casiers conçus par InPost. Une solution drive-to-store complémentaire de la stratégie ominicanale de l’enseigne de proximité, qui permet également d’accroître le trafic en magasin. Les bénéfices du dispositif expliqués par les deux partenaires.

Casiers Abricolis d’InPost chez monop'
Casiers Abricolis d’InPost chez monop'© InPost
Ce qu'il faut retenir
• L'enseigne monop' déploie les casiers automatiques d'InPost dans une vingtaine de magasins
• Les casiers sont aujourd'hui plébiscités par les consommateurs
• Ce dispositif permet d'augmenter le taux de conversion des e-commerçants mais aussi le trafic en point de vente

Le retrait en casiers automatiques d’achats effectués sur des sites de e-commerce est-il en train de s’imposer progressivement comme une alternative aux solutions traditionnelles ? C’est le pari que semble faire l’enseigne monop’ qui vient, à l’issue d’un appel d’offres, de retenir les Abricolis d’InPost pour ses magasins. Le principe des casiers Abricolis : permettre au client de venir retirer 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 ses achats effectués sur Internet. "Pour les clients, c’est un service qui s’impose de plus en plus comme l’alternative aux solutions traditionnelles de livraison, qui déçoivent", analyse Olivier Binet, directeur général France d'InPost. "monop' mise sur des services adaptés alliant praticité et confort, afin d’offrir une expérience shopping inédite et au-delà. Les casiers permettent aux clients de retirer les achats faits en ligne avec l’avantage de la large amplitude horaire des magasins monop’ pour être sûr de récupérer son colis même lorsque l’on sort tard du bureau", avance de son côté Sabine El Kasri, directrice du réseau monop’. Autour de ce partenariat, l’idée que les consommateurs occupés et pressés pourront récupérer leur colis et profiter de l’occasion pour faire leurs courses, anticipées ou de dernière minute, dans une enseigne très ancrée dans le quotidien des citadins.

Un format inédit, adapté à l'enseigne

L’enseigne de Monoprix a testé pendant 6 mois ce dispositif dans trois magasins d’Ile-de-France (deux à Paris et un à Boulogne-Billancourt) et quatre en province (Reims, Strasbourg, Marseille et Saint-Jean-de-Luz). InPost, qui compte déjà de nombreux retailers parmi ses clients, se trouvait cependant face à un cas inédit. "Dans la configuration d’un point de vente monop’, en centre-ville, les casiers devaient être installés à l’intérieur. Ils sont situés en ville et donc l’extérieur appartient à la municipalité, et non à l’enseigne. Ce n’est pas le cas sur une station-service ou et une grande surface en province par exemple", précise Olivier Binet. L’entreprise, qui travaille avec des e-marchands comme Cdiscount ou des distributeurs comme Cora ou Géant, a donc dû adapter ses casiers à un format intérieur. "Ils ont adapté la taille, le poids et le design de leur lockers afin de coller au mieux à l’image de notre enseigne", confirme Sabine El Kasri. Autre point de différenciation, les horaires. L’enseigne n’est pas ouverte 24h sur 24 ni 7 jours sur 7. "Cela n’est pas gênant avec l’amplitude horaire des magasins monop’", avance Olivier Binet. Les casiers, modulables selon l’espace, sont installés près de l’entrée du magasin et nécessitent une prise électrique. L’entretien et la maintenance sont assurés par les équipes d’InPost.

Un vrai levier de croissance pour l'enseigne

Pour Olivier Binet, ce partenariat illustre une triple promesse. Apporter un service performant au consommateur, assurer aux commerçants un levier de transformation puisque nombre de consommateurs ne valident pas leur panier faute d’une offre de livraison adaptée, et pour les enseignes, attirer de nouveaux consommateurs, enclins ensuite à réaliser un achat dans le magasin dans lequel aura été installé l’Abricolis. "L'association des deux marques est jugée, par ailleurs, très pertinente par 93% des utilisateurs. Pour l’enseigne, c’est également un levier de business puisque 43% des personnes venues retirer leur colis en ont profité pour faire un achat, la moitié d’entre eux n’étant pas préméditée", note le directeur général France d'InPost.

Pour être confortée dans les bénéfices du dispositif, et en complément des tests en magasins, l’enseigne a mené une étude de satisfaction clients menée par TNS Sofres*. 91% des clients l’ayant testée ont une forte (21%), très forte (28%) voire extrêmement forte (51%) préférence pour cette solution de retrait, comparé aux autres actuellement proposées. 85% d'entre eux affirment qu'ils réutiliseront très certainement ces casiers InPost installés dans un magasin monop', considéré par les utilisateurs comme le lieu idéal pour venir retirer leurs colis. Ils sont par ailleurs 80% à être prêts à recommander cette solution. Dans un premier temps, 20 lockers, soit l’équipement de 20 % du parc de monop', vont être installés, majoritairement sur Paris et Ile-de-France, mais aussi dans les grandes villes de province comme Lyon, Marseille et Toulouse. "Le choix d’implantation est dépendant de la surface de vente, de la typologie de clientèle et du flux client", précise Sabine El Kasri.

Prochaine étape, le frais ?

Si la présence des Abricolis d'InPost génère du trafic et des achats supplémentaires dans les magasins tout en étant perçue comme une solution pertinente pour retirer ses achats effectués en ligne, peut-elle pour autant être déployée à grande échelle, partout en France ? Les problématiques de livraison concernant autant la ville que la campagne, de nombreuses autres enseignes pourraient être intéressées par le dispositif. Chez Monoprix, on n’exclut pas son déploiement aux autres enseignes du groupe. " Nous commençons par monop’, sans s’interdire dans un second temps d’adapter le modèle à d’autres enseignes. Nous serons très attentifs aux réactions de nos clients et au taux d’utilisation qu’ils en auront", confirme la directrice du réseau.

En attendant, le réseau InPost poursuit son développement et passera à 2 000 casiers installés d’ici 2018. Une expansion ambitieuse qui s’appuie d’une part sur la maturité du marché hexagonal, où 91% de la population a réalisé au moins un achat en ligne au cours de l’année écoulée, et sur l’analyse du sentiment de frustration. "55% des e-consommateurs considèrent le retrait de leurs achats comme une perte de temps tandis que 91% souhaiteraient pouvoir combiner cette démarche avec leurs activités quotidiennes, telles que leurs courses", rappelle Olivier Binet. Un chiffre qui prédit un avenir radieux pour ce dispositif. Mais InPost n’est pas la seule entreprise à miser sur les casiers de retrait. Amazon, pour ne citer que lui, est également en train de déployer ses lockers en centres commerciaux. "Ce n’est pas vraiment un concurrent, nuance le directeur d’InPost. La stratégie d’Amazon nous aide précisément à convaincre les sites marchands et les enseignes d’adopter les casiers pour ne pas rester au bord de la route". En revanche, et tout comme Amazon, InPost n’exclut pas de s’intéresser aux produits alimentaires, et plus particulièrement au frais. La maison-mère teste actuellement en Pologne des casiers réfrigérés tritempérature pour les produits frais et congelés.

*Etude TNS Sofres pour monop’, réalisé du 26 août au 19 septembre 2015 auprès d’un échantillon de 82 individus, âgé de 15 ans et plus, ayant retiré un colis dans les casiers InPost situés dans l’un des 7 magasins monop’ équipés.

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